Szabó Miklós szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 64. (Budapest, 1985)
MRAVIK, LÁSZLÓ: Antonio Francesco Peruzzini: un peintre „préromantique” du debut du settecento
Pendant longtemps Peruzzini était entouré d'ombre, même de nos jours il est fort peu connu, les historiens de l'art ne l'ont découvert qu'au cours de la dernière décennie, et ses oeuvres figuraient jusqu'ici parmi celles d'Alessandro Magnasco et de Marco Ricci. Celles que l'on a pu jusqu'ici dépouiller montrent avec une certitude absolue que leur auteur était un des plus importants, plus géniaux et virtouses paysagistes du début du settecento, et quant à la mentalité et à la vision, le plus romantique parmi tous ses contemporains. 17 Ce n'était pas un hasard, mais un signe qualitatif s'il était admis comme partenaire par Sebastiano Ricci et Magnasco, ces deux éminents maîtres de l'époque et de ce milieu. Il réunit plusieurs influences stylistiques: non seulement Magnasco, mais aussi Cavalière Tempesta, Carlo Antonio Tavella et Salvator Rosa avaient exercé un effet fécond sur son art. Sa touche d'une légèreté enjouée mais extrêmement sûre suggère qu'il travaillait avec facilité et rapidité, peignait beaucoup, donc encore nombreuses oeuvres de lui seront certainement retrouvées. LÁSZLÓ MRAVIK 17 II est fort probable que Peruzzini avait exercé une influence — même si ce n'était que par l'intermédiaire de Marco Ricci — sur les deux plus éminents membres de la famille Guardi, sur Gianantonio et Francesco. Dans un des tableaux énigmatiques du Musée des Beaux-Arts, attribué de préférence à Magnasco et ensuite à Marco Ricci, on découvre la touche caractéristique de Peruzzini, encore que ce soit sous une forme plus détendue, plus légère. A propos de ce tableau déjà Klára Garas suppose, à bon droit à notre avis, l'attribution à Guardi.