Szabó Miklós szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 64. (Budapest, 1985)
MRAVIK, LÁSZLÓ: Antonio Francesco Peruzzini: un peintre „préromantique” du debut du settecento
est encore vivant, mais on peut être certain qu'il travailla encore pendant un certain temps. Sur un tableau, exécuté en 1699, représentant une procession dans un grand paysage, il est absolument sûr que les personnages sont dûs à Magnasco et le paysage à Peruzzini. 7 En dehors de celui-ci nous connaissons encore plusieurs de leurs oeuvres faites en commun. Dans l'inventaire de 1713 de la collection du grand-duc florentin Ferdinand figurent plusieurs peintures de Peruzzini, il est donc probable qu'après son séjour à Livorne il travailla à Florence où, à ce temps-là, en 1706—1707, Ricci exécuta les toiles et fresques de grandes dimensions du Palazzo Marucelli. En même temps Magnasco aussi fit son apparition à Florence. Les trois artistes étaient donc de nouveau ensemble et leur interinfluence pouvait de nouveau s'intensifier. Dans la documentation modeste nous ne disposons d'aucune référence à une collaboration quelconque entre Magnasco et Peruzzini, l'opinion est par contre généralement admise que la peinture de Porro fut exécutée à cette période. Dans la datation nous sommes largement soutenus par la possibilité de confronter les éléments figuratifs de cette peinture et les tableaux de Ricci (et leurs bozzetti) au Palazzo Marucelli, ce qui exclut toute autre chronologie. 8 Partant de cette oeuvre, il faut confirmer, voire, dans plusieurs cas, reconsidérer l'attribution de la plupart des oeuvres tenues pour des créations précoces de l'artiste vénitien. De toute évidence, la ressemblance entre certains tableaux peut souvent causer des confusions; Par exemple deux tableaux conservés à la galerie bolonaise, représentant une tempête maritime, sont très proches grâce à leur caractère de Magnasco, des oeuvres de Peruzzini, mais certains passages plus ou moins vides les différencient pourtant des compositions de notre maître, aux surfaces étoffées, homogènes, bien réfléchies jusqu'au dernier centimètre carré malgré leur manière suggérant une rapidité fulgurante. 9 De toute évidence, Peruzzini exécuta tout seul aussi un grand nombre de tableaux dont certains ont été identifiés par Chiarini et Gregori. Quelques uns en figuraient à une exposition à Florence, ils représentent des tempêtes de mer, sont exécutés avec relativement moins de soin, probablement en série. 10 On peut observer que dans les cas où les paysages peints par Peruzzini servent d'arrière-plan aux personnages peints par Magnasco ou Ricci les figures humaines et le paysage sont au moins équilibrés, mais dans les compositions propres à Peruzzini domine surtout l'environnement, le paysage, et les figures humaines ne servent que de remplissage. Un bon exemple y est fourni par les deux tableaux publiés par M. Gregori; sur l'un d'eux le paysage entoure une figure humaine indéfinissable, sur l'autre la Madeleine repentante. Le paysage sombre mais entrecoupé par des lumières, presque vibrant, forme un contraste, une tension avec le ciel couvert de nuages blancs ce qui prête aux tableaux un caractère fascinant, romantique et riche en émotions. 11 Deux tableaux, encore non publiés (fig. 40—42), conservés dans une collection particulière hongroise, témoignant d'un goût exquis et de grandes exi7 Londres, Sotheby's 10 juin 1968. Cf. encore: Gregori, M., Altre aggiunte al risarciamento di Antonio Francesco Peruzzini, Paragone 307 (1975) p. 69—80. 8 Daniels, op. cit. p. 246. 9 Pilo, op. cit. p. 14—15. 10 Cf.: Chiarini, M.: Artisti alla corte granducale, Catalogo délia Mostra, Florence 1969. 11 Les oeuvres sur Peruzzini sont encore en nombre fort limité. Outre celles déjà citées voir encore: Gregori, M.: Una notizia del Peruzzini Fornita del Magalotti, Paragone 169 (1964) p. 24—28.