Szabó Miklós szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 64. (Budapest, 1985)

BÁNFFY, ESZTER: Trois fragments d'idole de la civilisation Vinca

TROIS FRAGMENTS D'IDOLE DE LA CIVILISATION VINCA Bien des questions en suspens, concernant le néolithique en Europe Sud­Orientale, dépendent du classement archéologique de la civilisation Vinca ayant fleuri longtemps et sur un territoire étendu. Vu son rôle clef, nombreuses théo­ries ont été avancées sur ses origines, sa chronologie, ses rapports aux civilisa­tions environnantes. Jusqu'ici on n'a pas réussi à faire la comparaison entre les types de vase de Vinca et ceux de son voisin du Nord, la civilisation de la Tisza; en ce qui concerne la civilisation méridionale Dimini dont la chronologie interne était considérée comme mieux élaborée, de nouveaux résultats naquirent, en contradiction avec les précédents. Par conséquent, aucune des théories sur la chronologie et le rôle historique de la civilisation Vinca n'a été jusqu'à nos jours généralement adoptée. 1 Certaines questions essentielles relatives à l'art plastique de cette civilisa­tion sont encore moins élaborées. Nous disposons, certes, d'une abondante littéra­ture spécialisée sur les idoles, mais les analyses sont, dans la plupart des cas, fondées sur une des méthodes de la typologie ou de l'analyse stylistique de l'histoire de l'art, et tout au plus quelques phrases conventionnelles des conclu­sions touchent les problèmes d'interprétation dés objets cultuels. Dans les tra­vaux sur l'histoire des religions, les opinions relatives aux oeuvres plastiques restent, à défaut de preuves convenables, des hypothèses souvent indépendantes des matériaux à étudier. 2 Pour le moment nous ne disposons donc pas d'expli­cation acceptable de la naissance de l'art plastique dans la civilisation Vinca, ni de son rôle y joué. Quant à la quantité des idoles et au mode caractéristique de la représentation, celles-ci se font remarquer même dans les civilisations néolithiques où, en général, la plastique anthropomorphe est très répandue. Au seul site éponyme, à Vinca on connaît plus de 1500 fragments d'idole, et dans toute cette civilisation plusieurs milliers. Jusqu'à présent nous n'en dispo­sons pas de dépouillement détaillé, de catalogue de synthèse. La présentation de nouveaux exemplaires a, par conséquent, de l'importance aussi en tant que préparatif pour une synthèse future. 1 Makkay, J., A magyarországi neolitikum kutatásának új eredményei (Nou­veaux résultats des recherches sur le néolithique en Hongrie), Budapest 1982, p. 42 sq.; Milojëic, V., Chronologie der jüngeren Steinzeit Mittel- und Südosteuropas, Berlin 1949, p. 65—82; Garasanin, M., Hronologia Vincanske Grupe, Lubljana 1951; Haupt­mann, H., Die deutschen Ausgrabungen auf der Otzaki Magula in Thessalien III, BÀM Bonn 1981; Gallis, K. I., Kausis nekron apo ti neolithiki epokhi sti Thessalia, Athènes 1982. 2 Pour les problèmes méthodologiques y relatifs et pour les questions posées par la définition du mot „idolé" voir: Bánffy, E., Bemerkungen zur Methodologie der Erforschung vorgeschichtlicher figuraler Plastik, in Prähistorische Zeitschrift, s. a.

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