Szabó Miklós szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 64. (Budapest, 1985)

EMBER, ILDIKÓ: Quelques nouveautés dans les natures-mortes flamandes et hollandaises

molle, rappelant Heem, et que nous voyons sur les tableaux de Son connus par autopsie, 16 l'exemplaire de Budapest a des couleurs plus marquées, des formes tendues, produit des effets riches en contrastes. La lourde guirlande de fruits, suspendue sur la cartouche, avec ses branches comme étendues vers les coins et remplissant toute la surface, fait un effet plastique comme mise en relief dans l'espace. Le caractère, la matérialité des fruits les rendent pour ainsi dire per­ceptibles au toucher. L'effet lumineux renforce, lui aussi, les contrastes. — Quant à l'arrangement des motifs, à la plasticité et à l'effet de clair-obscur, une bonne analogie est fournie par l'oeuvre londonienne signée de Jan Pauwel Gillemans I., 17 dont la partie centrale est également exécutée postérieurement (fig. 32). Outre les analogies frappantes il y a de remarquables différences de qualité, mais qui s'expliquent en partie par le mauvais état du tableau londonien. Nous hésitons à attribuer à Gillemans la Guirlande de fruits de Budapest, d'ex­cellente qualité, si nous adoptons l'opinion, point du tout flatteuse, sur ce maître d'E. Greindl et de M.-L. Hairs. 18 Nous sommes toutefois d'avis que dans les recherches sur les natures-mortes il y a encore des domaines non dépouillés qui peuvent encore apporter des surprises agréables. — A propos du tableau londonien de Gillemans R. Warner écrit 19 qu'il est très difficile de l'identifier s'il ne signe pas ses tableaux, vu qu'il imita la manière de différents maîtres. En tout cas, la confrontation, parmi ses oeuvres signées, avec celle d'Innsbruck n'exclut pas la possibilité de lui attribuer le tableau de Budapest. 20 La spéciali­sation dans un genre était accompagnée chez les peintres par l'utilisation, con­formément au type déjà formé des natures-mortes, de motifs constants dans des solutions déterminées de composition, suivant une conception identique, de sorte que leurs oeuvres sont difficiles à être attribuées à l'un ou à l'autre. Les rapports sont assez peu éclaircis précisément parmi les disciples de Heem. Il est particulièrement malaisé de distinguer les oeuvres de J. P. Gillemans père et fils, et de Joris van Son et de son fils Jan Frans van Son, ayant le même nom ou la même signature. La parenté de style de ces quatre maîtres s'explique aussi par leurs rapports directs: entre 1652—65 le nom de Gillemans le jeune figure parmi les élèves de Joris van Son, et vu l'amitié entre les deux pères, Jan van Son, devenu orphelin à l'âge de huit ans, était devenu élève de Gille­mans père. 21 Dialógul Artelor. Scoala flamandä si olandezä secolele XV—XVIII. N° de cat. 88. — A propos du tableau de Budapest Sam Segal proposait également le nom de Joris van Son. 16 Bruxelles, Musée Royal des Beaux-Arts, N° 440. — Leningrad, Ermitage, N° d'inv. 2912. Cat. 1958. II. 101. 17 Victoria and Albert Museum, N° 4419—57. Signé. Gilemans fe, huile, toile 175X 145 cm. Le paysage du milieu date du XIXe siècle. — Je ne connais cette oeuvre que par des reproductions, je présente mes remerciements au Victoria and Albert Museum pour la photo. 18 Greindl, E., op. cit. (1983) 113. — Hairs, M.-L., op. cit. (1955) 143. 19 Warner, R., Dutch and Flemish Flower and Fruit Painters of the 17th and 18th centuries, Amsterdam, 1975 2 , 80.35a. 20 Innsbruck, Tiroler Landesmuseum Ferdinandeum, No d'inv. 741; signé de 1663. 21 Hairs, M.-L., op. cit. (1955) 143—145.; Warner, R., op. cit. (1975) 241, 243.; Bruyn, J.-P. de, Samenwerking van de Rubens-epigoon Erasmus II. Quellinus (1607—1678) met de vruchtenschilder Joris van Son (1623—1667). Jaarboek Koninklijk Museum voor Schone Künsten te Antwerpen, 1979, 281—94. — Greindl, E., op. cit. (1983) 134; Segal, S., A Fruitful Past, Catalogue de l'exposition, Amsterdam, Galerie P. de Boer — Braunschweig, Herzog Anton Ulrich Museum, 1983, 74. N° 41—42.

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