Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 56-57. (Budapest, 1981)

G. AGGHÁZY, MÁRIA: Nouvelles considerations sur les miniatures de Sedlec du Musée des Beaux-Arts

par exemple l'abréviation de „que" terminal et la notation rhombica. Cette hymne est caractéristique, en outre du rite ambrosien milanais, des cisterciens qui la chantèrent, à plusieurs reprises, pendant les offices de Noël. 8 Après avoir comparé le corps de la lettre qui entoure la miniature avec les initiales V de deux miniatures c'est-à-dire avec celle de ,,Viri galilei . .." de l'Ascension de Budapest, (N° d'inv. 3106) et celle du texte de Philippe et de Jacques dans l'antiphonaire (f. 39 v ), nous pouvons constater que la soi-disant Sainte Trinité est également représentée dans une initiale V. L'invitatoire chantée aux matines de Noël contient un mot commencé par V: „Christus natus est nobis: Venite adoremus", ce texte peut être suivi, au verso de la feuille, par l'hymne commencée par Intende ... Il nous semble cependant plus logique d'expliquer la représentation particulière de la Sainte Trinité en évoquant la sixième antienne du premier nocturne des matines: ,,Veritas de terra orta est et justitia de celo prospexit." Dans ce cas l'hymne de la première antienne précéderait la représentation qui occuperait le verso de la feuille. Cette dispo­sition permettrait d'écrire les quatre premières strophes de l'hymne dans la colonne intérieure gauche du recto. Le fragment que la miniature contient, ferait donc partie des quatre strophes suivantes installées dans la colonne de droite. De cette façon la Justice verrait du ciel, par avance, la naissance sur terre, la mission et le destin de la Vérité. Cette explication iconographique pourrait mieux éclairer la représentation exceptionnelle de la Sainte Trinité qui ne pourrait pas habituellement figurer à l'occasion de la Trinité commémorée le premier dimanche après la Pentecôte. Selon l'opinion du professeur Mezey sur laquelle il a bien voulu me renseigner, le détail n'est pas assez important pour qu'il soit accompagné de ce décor accentué, l'initiale ornée doit plutôt appartenir à „Vigilia nativitatis". Nos observations antérieures témoignent ce­pendant de ce que les fêtes sont généralement désignées par des indications abrégées pareillement à la rubrica et les initiales servent à mettre en relief un détail du texte. La représentation de Saint Benoît aussi semble présenter, à l'avance, la somme de ses activités, tandis que le texte contient au verso, comme nous avons déjà signalé, les détails de la quatrième et de la cinquième antiennes du premier nocturne. La miniature du Dimanche des Rameaux qui représente l'entrée de Jésus à Jérusalem, devait appartenir à la fin du premier volume commencé par l'Avent de l'antiphonaire „de tempore" qui est perdu, notamment au verso de la feuille comme j'ai eu la possibilité de déterminer dans ma publication il y a des années, 9 tandis qu'au recto on peut lire les fragments du texte qui commence par „clarifica . . ." et qui fait partie des vêpres „ad. magn. ant." du samedi précédent. Le deuxième volume qui commence par Pâques, devait contenir ,,[sepu]lchrum alleluja..." appartenant également aux vêpres ,,ad magn. ant." du samedi précédent et au verso de la feuille les Saintes femmes au sépulcre (Budapest, N° d'inv. 3111). Ces deux miniatures ne sont pas des initiales, elles servent, de la même façon que la représentation de Saint Benoît, à illustrer le 8 Pour la comparaison des textes, je me suis servie des oeuvres suivantes: dans le cas de l'antiphonaire, d'un Bréviaire incunable conservé à Esztergom: Brev. O. Cist. Venezia 1494. (Hain 3822) Eccl. Metrop. III. 11.; dans le cas du graduel: Missale O. Cist. Aquae Frigidae (Lombardié) s. XV. OSzK. Clmae. 217 et en fonction de contrôle, d'un Miss Olomucense. s. XIV. OSzK. Clmae. 92, écrit pour une communauté "laïque" de chanoines. 9 Remarques sur la question des „Huit miniatures tchèques de Budapest." Bul­letin du Musée Hongr. des Beaux-Arts, 12. (1958) p. 45—46.

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