Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 56-57. (Budapest, 1981)

CZÉRE, ANDREA: Esquisses nouvellement découvertes de Giuseppe Cades aux peintures murales a Ariccia

bille près de la fontaine où Angelica disparaît (fig. 116) et celle représentant l'hippogriffe qui enlève Ruggero (fig. 107), n'ont pas été exécutées. Donc, des treize esquisses de Budapest onze ont pris une forme définitive. Cette série de dessins complète nos renseignements concernant l'exécution de l'oeuvre princi­pale de Cades, 34 et en outre enrichit considérablement l'oeuvre du dessinateur. L'art du dessin chez Cades se rattache étroitement à la tendance classicisante de la fin du XVIII e siècle, surtout à la ligne Bologne —Rome, mais il surpasse les artistes proches de lui — Corvi, Zoboli, Gandolfi, Cipriani — en rendant au tracé sa fonction et sa beauté fondamentales. Tandis que dans les oeuvres de la plupart de ses contemporains, à côté de la tendance à augmenter le rôle du tracé, survit encore le traitement de la lumière du baroque tardif et du rococo, de préférence employant le tracé flou, entrecoupé, Cades, lui, donne des con­tours continus à ses personnages, ne les efface pas avec le lavis par lequel, au contraire, il complète, précise leur dessin. Les inspirations puisées dans les arts français, anglais et septentrional y ont contribué aussi bien que le renouveau des traditions renaissance et maniéristes de son pays. La beauté de ses dessins est due avant tout aux contours d'une assurance virtuose, qui tout en suivant soigneusement les formes, gardent leur élan et leur fraîcheur. Comme ses pein­tures murales, ses dessins illustrent également bien son art complexe, remontant à plusieurs origines, mais parfaitement personnel qui, en tant qu'alliage des traditions italiennes et des innovations néoclassicistes et protoromantiques, est devenu précurseur non seulement du romantisme du XIX e siècle, mais aussi du réalisme. ANDREA CZÉRE • v ' Je remercie Madame Maria Teresa Caracciolo Arizzoli d'avoir mis à ma dis­position ses photos faites des peintures murales de la première salle de l'Arioste au Palazzo Chigi et de m'avoir autorisée à les publier.

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