Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 56-57. (Budapest, 1981)
CZÉRE, ANDREA: Esquisses nouvellement découvertes de Giuseppe Cades aux peintures murales a Ariccia
115. Giuseppe Cades: Ruggero délivre Angelica du monstre. Budapest, Musée des Beaux-Arts et le motif de la femme devant la tente au bord de la mer est également pareil. Toutefois, Kauffmann représente Ariane abandonnée avec un geste typique de l'univers pathétique du classicisme, assise mais les bras large ouverts, en premier plan, 29 avec, à ses pieds, Cupidon en pleurs, ce qui prête un renforcement didactique au contenu du tableau, chez Cades par contre le geste choisi ne fait pas un effet artificiel, d'un geste qui sert de signalement, puisque Olympia ne fait pas de gestes vers le spectateur, elle tend ses bras vers les voiliers en train de disparaître. Sa figure prend les proportions correspondant à l'espace qui l'entoure, la situation est plus réaliste, son attitude est plus expressive, plus convaincante. Pour faire sentir sa hâte pleine d'effroi, il représente Olympia au moment où, réveillée, sans se débarrasser de sa couverture, elle se précipite pour chercher Bireno. Les draperies imbues de lumière rappellent plusieurs dessins de Cades, par exemple celui, dans l'album du Musée Thorvaldsen de Copenhague, qui représente la Vierge avec un moine. 30 Pour exécuter la figure sans vêtement d'Olympia il a pu utiliser un de ses dessins précédents, une étude faite proba29 Reproduit dans Rosenblum, R. : Transformations in Late Eighteenth Century Art. Princeton, 1967. fig. 17. 30 Caracciolo, M. T.: Meddelelser fra Thorvaldsens Museum, 1978. op. cit. reproduit sur la page de titre intérieure.