Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 56-57. (Budapest, 1981)
CZÉRE, ANDREA: Esquisses nouvellement découvertes de Giuseppe Cades aux peintures murales a Ariccia
I 106. Giuseppe Cades: Bradamante vainc le mage I Atlas. Budapest, Musée des Beaux-Arts personnages on ne voit qu'un arbre, un rocher ou un mur qui fait l'impression d'être une coulisse de théâtre), les peintures d'Ariccia, exécutées une trentaine d'années plus tard, montrent des proportions et des rapports totalement changés entre les personnages et leur milieu. Les héros se meuvent dans un espace réel, ils sont moins grands, sont donc proportionnels à la nature ou à l'édifice qui les entourent. La représentation en perspective de l'espace joue de nouveau un rôle chez Cades. Un bon exemple en est fourni par la scène de Ruggero dans le jardin d'Alcina (fig. Ill) où la scène est placée dans un milieu réaliste grâce à l'exécution plus minutieuse des motifs de la nature, de l'architecture du jardin et des sculptures, dont la grandeur diminue conformément à la perspective. Dans un autre épisode, Bradamante qui s'accroche dans sa chute à un arbre n'évoque plus le flottement aérien des anges typiques du rococo, mais représente avec réalisme la lourde chute du corps vêtu d'armure (fig. 104). La confrontation des séries d'illustrations de ces deux maîtres, Tiepolo et Cades, offre une image suggestive des changements survenus au cours de trois décennies dans les idées artistiques et dont ce dernier a été un représentant illustre, annonciateur de l'avenir.