Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 55. (Budapest, 1980)

KAPOSY, VERONIKA: Dessins italiens du XVIIIe siecle

la publication des dessins figurant dans des collections allemandes. 10 Dreyer a réussi à découvrir, dans la collection des dessins de Berlin-Dahlem, les esquisses des deux autres tableaux de Masucci de l'église Santa Maria in Via Lata (L'appa­rition de la Vierge Marie devant Sainte Anne et Joachim, Le mariage de la Vierge). 11 Bien que ces esquisses n'atteignent pas le même point de perfection que la feuille de Budapest, elles appartiennent à la même période. Ces oeuvres de sa première période furent exécutées dans les années 1716—17 et elles se rattachent encore, comme l'a démontré Dreyer 12 aussi bien que Fenyő, 13 aux compositions de thème pareil de Maratta. Le jugement de Salomon, exécuté 20 ans après, se caractérise par la tech­nique développée de la construction et par l'interprétation vigoureuse. L'esquisse montre clairement que le mouvement des figures, certains types de tête et enfin l'application consciencieuse des lignes des figures gardent encore le souvenir de l'art de Maratta. Par leur style net du dessin et par leur technique identique, les deux esquisses de Budapest (Le baptême de Jésus-Christ et Le jugement de Salomon) se rapprochent l'une de l'autre et du dessin à la plume du musée Ashmolean d'Oxford représentant Sainte Elisabeth de Hongrie. 14 Les formes simplifiées conformément au classicisme, les visages aux contours finement tracés sont également caractéristiques de certaines figures de toutes les trois scènes. Les lignes désordonnées tracées fort cherchant les formes finales ac­complissent les corrections nécessaires de la composition et servent en même temps à mettre en relief la plasticité des figures et des plis abondamment tom­bants des vêtements. La plasticité est encore soulignée par ce que les dessins à la plume furent teintés par Masucci au moyen de deux sortes d'encres, de l'encre brune et de la grise. Par ce moyen il fit sentir dans ses feuilles non seulement l'effet d'ombre et de lumière, mais il put les rendre encore plus colorées. L'esquisse du jugement de Salomon est devenue riche de nuances par­ticulièrement par ce que la couleur de la sanguine employée par l'artiste lors du premier tracé, transparaît à travers du lavis de deux couleurs. Nous avons gardé jusqu'à maintenant dans le groupe de dessins italiens inconnus la feuille dont l'excellente qualité éveilla l'attention de presque tous les spécialistes travaillant dans notre collection et qui les poussa à essayer de l'attribuer. Leurs remarques se voient sur le passe-partout du dessin et sur la fiche de catalogue. Le dessin à crayon au lavis au moyen de l'encre de Chine, représente la scène de la Circoncision (fig. 43)-. 15 La composition élaborée qui se ferme en haut en demi-cercle, constitue l'esquisse d'un retable, la mise au carreau à la craie et qui sert à faciliter le grosissement, nous invite à supposer que le tableau fut exécuté. Le dessin faisant partie de la collection Esterházy, est entré au musée comme oeuvre de Guido Reni, ce qui fit naître toute une 10 Dreyer, P. : Notizen zum malerischen und zeichnerischen Oeuvre der Ma­ratta-Schule. Giuseppe Chiari — Pietro de'Pietri — Agostino Masucci. Zeitschrift für Kunstgeschichte, 1971. Bd. 34. 184-. 11 N° d'inv. KdZ.21.101, KdZ.21.103. Dreyer, P.: op. cit. Fig. 21, 22, 23. 12 Dreyer, P.: op. cit. 202. 13 Fenyő, I.: op. cit. 68. u Parker, K. T. : Catalogue of the Collection of Drawings in the Ashmolean Museum. Vol. II. Oxford, 1956. 515—516, no 1026, pl. CCXXII. Crayon noir, plume et encre brune, 219x158 mm. 15 No d'inv. 2286, crayon noir au lavis gris, 409x233 mm. Collection Esterházy (8.23), Guido Reni.

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