Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 55. (Budapest, 1980)

EISLER, JÁNOS: Vierge a l'enfant. Style et date d'exécution d'une terre cuite provenant de l'atelier de Lorenzo Ghiberti. I.

19—20. 17 Deux de ces reliefs à scène, l'Adoration des Mages et l'Enfant Jésus parmi les Docteurs présentent une figure assise analogue, au moins en partie, au thème de notre statue de terre cuite. Il est important de citer tous les deux détails, parce que l'étude de Yolande Balogh traitant notre statue a mentionné, en fait d'analogie, ces deux figures assises. Il est vrai qu'il n'est pas possible de démontrer des différences fondamen­tales, dans le cas du motif assis, entre les Vierges assises sculptées en terre cuite ou ciselées en bronze et Jésus, mais l'étude plus approfondie de la dispo­sition linéraire des plis montre de nouvelles différences jusqu'à nos jours in­aperçues. Tandis que le repliement du manteau de la Vierge assise de la Porte de bronze présente un motif en S régulièrement dressé ou couché qui dissout, de façon graphique, l'ondulation de l'extrémité des plis et morcelle, de façon calligraphique, la répartition au rythme mou des surfaces, dans les formes par endroits au pastiche de notre statue la discipline des lignes graphiques cède sa place aux efforts de modeler des formes pleines par une main plus experte dans le modelage des effets plastiques d'une sculpture. Sur le bronze fait de la propre main de Ghiberti, la vue entière de la surface aux dessins n'est pas seulement le résultat du travail d'achèvement de ciselure d'un orfèvre, mais elle doit également à l'influence de la formation admise, bien exercée et légère des lignes de l'art sur surface plane, de la peinture sur panneau (Lorenzo Mo­naco). La Vierge assise dans l'Adoration des Mages se joint directement aux tableaux de Lorenzo Monaco par le motif couché en forme de demi-cercle du manteau de la Vierge, passant derrière l'enfant, puis au-dessus du bras, par le creux qu'on peut observer de vue latérale aussi et qui passe du côté gauche vers le centre et enfin par le détail de l'enlacement qui se trouve aux chevilles de la Vierge — le motif ,,accumulé" de l'enlacement en forme S répété plusieurs fois, l'un au-dessus de l'autre ou à côté de l'autre qu'on peut apercevoir sur les Évangélistes et d'autres figures, appartient également au répertoire de motifs de Lorenzo Monaco et de son atelier. Notre statue ne présente ni les fioritures, ni les motifs ,,accumulés": si elle se rattachait directement, du point de vue de la date d'exécution, à l'un des modellos de ces bronzes à scène figurée (pour mémoire: 1414—16/20), dans ce cas pour quelle raison le modeleur de la terre cuite renoncerait-il aux détails minutieux fort naturellement employés de ces années? La difficulté qui résulte, concernant la datation de notre statue abordéa de ce côté, du raisonnement ci-dessus, demeure en forme latente, à mon avis, même si nous ajoutons, dans le temps qui suit, aux analogies les deux nouvelles figures assises ci-citées de l'atelier de Ghiberti. JÁNOS EISLER 17 K r a u t h e i m e r, R. : op. cit. 110—112. Schlosser, J. von: op. cit. 33—36. Seymour, Ch. : op. cit. 40—42.

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