Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 54. (Budapest, 1980)
SZILÁGYI, JÁNOS GYÖRGY: Un style étrusque en bronze
de considérer, à la période quelconque de la civilisation étrusque, de façon fortement unanime, indifférenciée soit la profession" de scribe soit la connaissance de l'écriture. On supposa que les textes écrits mis au jour des tombes étrusques du 7 e siècle avaient servi à exprimer un certain prestige soit parce qu'à cette époque ancienne la connaissance de l'écriture possédât encore une signification de valeur d'un statut social plus haut, soit qu'à l'écriture comme symbole fussent attachées des conceptions religieuses.0 Les lacunes des données directes relatives a l'usage de l'écriture étrusque nous contraignent à examiner l'image qu'elles présentent à la lumière des faits connus d'autres civilisations. A cause de la constante interpénétration de la culture étrusque et de la culture grecque et — mutatis mutandis •— de leur structure et leur histoire pareilles sous beaucoup d'aspects, c'est surtout des documents grecs que nous pouvons espérer que cet aspect de la civilisation étrusque sera mis en relief ou au moins qu'ils donneront en gros les cadres dans lesquels, faute d'autres données, il est possible de réfléchir aux problèmes de l'usage de l'écriture étrusque; la pratique des grands Etats du Proche-Orient antique est intéressante plutôt à, cause de leurs traits différents. 30 Avant tout il faut mettre au point la différence entre les scribes et ceux qui savent écrire d'une part et entre ces derniers et les clercs de l'autre. Les clercs étaient en Etrurie de la haute époque et au moins une grande partie d'eux dans les périodes plus tardives aussi surtout des fonctionnaires sacrés, pareillement à beaucoup d'autres civilisations; leur fonction importante se composa de la rédaction, de la conservation et de l'interprétation des livres sacrés, des textes rituels ce qui constitua la base de leur rang social et de leur pouvoir politique. Par rapport à ceux qui savaient écrire, il est certain qu'en Etrurie, lors de l'adaptation de l'écriture, se rencontrèrent, dans les couches sociales plus hautes, des personnes sachant écrire, mais il n'est pas possible de prendre la connaissance de l'écriture pour leur privilège; l'écriture devait être, dès le commencement, une connaissance dont les maîtres et les possesseurs n'appartenaient pas forcément aux couches sociales élevées. 31 A l'époque archaïque, chez les Etrusques de même que chez les Grecs, 31a la diffusion plus large de l'écriture devait être accompagnée, certainement, de la formation de la profession spécialisée de scribe qui, dans les communautés plus développées, se divisa en peu de temps, par endroits juste dès le commencement, en deux branches dont 29 Peruzzi: loc. cit. (n. 15 ci-dessus), p. 184; C o 1 o n n a, G., in „L'etrusco arcaico". p. 19—20; Cristofani, M.: Etruschi. Novara, 1979. p. 79—80; ce qui fut cependant à peine la cause principale de la diffusion des documents écrits (ainsi Cristofani, p. 79); cf. aussi la note 37, ci-dessous. 30 Je voudrais exprimer ma vive reconnaissance à M. János Harmatta qui m'a donné la possibilité de discuter avec lui les problèmes soulevés ci-dessous. 31 D'après le témoignage des tablettes en linéaire B, la même situation est caractéristique de la civilisation .mycénienne tardive (cf. dernièrement, de façon synthétique, H e u b e c k, op. cit., 46—54, avec bibliographie). Etant donné cependant que nos connaissances relatives à l'usage de l'écriture dans la civilisation mycénienne sont encore extrêmement unilatérales, concernant en majorité l'administration économique des palais, il serait trop tôt d'étendre l'image fournie par les tablettes en argile à la totalité de la civilisation mycénienne de l'époque. Le fait que le savoir d'écrire ne constitua' pas, même en Etrurie du 7 e siècle non plus, de privilège des couches sociales les plus élevées, est souligné par C o 1 o n n a: loc. cit. (n. 29), p. 20, 51—2; il est encore douteux que les personnes gisant dans les tombes riches aient pu lire, toutes, le texte mis dans la tombe. Cf. aussi la note 37, ci-dessous. 31a H e u b e c k, op. cit. p. 150—52, sur les 8e—7e siècles.