Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 53. (Budapest, 1979)

NYERGES, EVE: Une oeuvre récemment attribuée a Corrado Giaquinto

gure de Christ, dans l'oeuvre de „Christ sur le mont des Oliviers" est égale­ment pareille, sauf la position de la main, à la figure du tableau de Budapest. Le pied recourbé s'appuyant sur le doigt du milieu, est également semblable. 12 Le type de visage simple, presque classicisant, du jeune, vu de profil gauche, au nez droit, de Corrado Giaquinto qui se rapproche beaucoup de celui de l'ange de Budapest, apparaît la première fois dans la série de l'histoire d'Énée, peinte à décorer le palais Quirinale. 13 Dans le retable de „la Sainte Trinité et la libération des esclaves" de la Chiesa délia Trinità de Rome, peint en 1741—42, il représente un type de jeune bien analogue à celui de notre tableau, mais avec des cheveux plus longs et des yeux levés légèrement vers le haut. 14 L'une des analogies les plus proches du tableau de Budapest est constitutée par la fresque peinte de Corrado Giaquinto entre 1744 et 1746 pour l'abside de la Santa Croce in Gerusalemme. 15 Dans la fresque représentant l'histoire du Serpent en bronze (fig. 135) on peut voir sur le côté droit, au centre de la scène, un jeune de profil gauche aux traits de visage analogues à ceux de notre ange. La position de la tête et les cheveux aussi bien que la main osseuse bien dessinée sont également représentés de façon semblable, de même que la bordure du col de la chemise et le cou nu. Il nous semble possible que le type de l'ange de Budapest est la première fois représenté par Gia­quinto dans la fresque ci-mentionnée de la S. Croce in Gerusalemme. A Madrid Giaquinto reçut immédiatement le titre du peintre du roi (Pintor del Rey) et ainsi il continua les oeuvres de son ancien, Giacomo Amigoni, inachevées à cause de sa mort arrivée la 22 août 1752 à Madrid, 16 parmi les­quelles les peintures de grandes dimensions représentant la vie de Joseph, desti­nées à décorer la Salle de conversation (Sala de Conversaciôn), connue aujourd' hui sous le nom de la Salle à manger de Gala (Comedor de Gala) du Palais Royal d'Aranjuez. 17 Dans le tableau du „Triomphe de Joseph", quasi au centre géométrique de la peinture, apparaît le jeune de Budapest et de la S. Croce in Gerusalemme (fig. 136), ayant la même position de tête et les mêmes traits caractéritiques. Il est intéressant que l'esquisse de Bari mentionnée par D'Orsi qui représente également le triomphe de Joseph, présente un visage différent. 18 Par rapport au type de visage de l'ange, il faut enfin une autre fois rappeler l'ange du tableau du „Songe de saint Joseph" conservé dans une collection privée de Barcelone où on voit la variante de profil droit du même modèle. Pour terminer la recherche des analogies des détails, nous pouvons encore citer le tableau de „La Vierge avec l'enfant Jésus et un saint" figuré dans le cata­logue de Jesus Urrea Fernandez qui rappelle le mieux la position de la main tenant le lys et le lys même de notre tableau. 19 12 Sanchez Canton, F. J.: Catalogo del Museo del Prado. Madrid, 1972. 240. Pérez Sanchez, A. E.: „En torno a Corrado Giaquinto". Archivo Espahol de Arte. XLIV. Madrid, 1971. 392. 13 O r s i, M. d' : op. cit. 46—48. fig. 37—42. 14 Ors i, M. d' : op. cit. 62. fig. 61. 15 O r s i, M. d' : op. cit. 66—67. fig. 69. 10 Urrea Fernandez, J.: op. cit. 63. 17 P ô n z, A.: Viaje de Espaha, Madrid, 1947. 99. O r s i, M. d' : op. cit. 99. V o 1 p i, M. : op.cit. 333. Pérez Sanchez, A. E. : op. cit. note 12, 389. Urrea Fernandez, J.: op. cit. 132. 18 O r s i, M. d' : op. cit. 99. fig. 109. ,n Urrea Fernandez, J. : op. cit. 139. Il figure dans la collection de Barone­sa de Maldá, à Barcelone, malheureusement sans mesures. Ci-publié le tableau de „La Vierge avec l'enfant Jésus et une sainte", pl. XXVI. fig. 1.

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