Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 53. (Budapest, 1979)
SZIGETHI, AGNES: Remarques sur notre collection de la peinture florentine du XVIIe siecle
fer"; il répond bien à l'attribut „médicore" donné par son critique, car sa légèreté est souvent accompagnée de superficiel. Les études de nos jours estiment la tendance cortonesque à Florence, dans le dernier tiers du XVII e siècle, comme signe des conquêtes des vues picturales „modernes" conformes à l'esprit du temps qui préparèrent déjà le XVIII e siècle. Il est étrange et paradoxal de voir, et cela ne se rapporte pas seulement à collection de Budapest, que cette tendance, quant à son niveau, ne peut pas rivaliser avec les oeuvres inspirées par les traditions plus anciennes, et plus équilibrées du seicento florentin. Dans la Florence du XVII e siècle d'ailleurs les mécènes officiels aussi bien que l'opinion publique se rendaient bien compte de l'importance de ces traditions. 53 L'exemple en est fourni par l'oeuvre de Carlo Dolci, dans la collection de notre musée par son Ange Gardien, 54 — bien qu'il soit daté de deux dizaines d'années plus tôt — qui en rappelant l'art de Cosimo Rosseli par sa simplicité grandiose, ne manque pas pourtant de finesses picturales et dont le recueillement offre une jouissance artistique toute autre, plus pleine et plus profonde. 55 AGNÈS SZIGETHI ™ Une manifestation officielle particulièrement intéressante en est la défense, publiée en 1602 par le grand-duc, de sortir de la ville les oeuvres des 18 maîtres renaissance, tenus pour les plus grands, qui se trouvent à des lieux publics, dans des églises. — Borromi — Salvadori, F.: op. cit. 1—2, mais qui servaient de source de renouveau „classique" à plusieurs périodes et pour plusieurs maîtres de la peinture florentine du XVII e siècle. y ' Pigler: Katalog ... 190 avec bibliographie des ouvrages antérieurs. 55 Récemment, notre musée a acquis une réplique de détail de l'Allégorie de la Sincérité à Vienne de Dolci (No d'inv. 76,8 43.6x38 cm sur bois); et dans une collection particulière nous avons trouvé une Sainte Catherine octogonale, qui est entièrement repeinte, ainsi sa qualité ne peut pas être jugée, mais son. origine est incontestablement dans l'art de Dolci. Comme une composition pareille de Sainte Catherine n'est pas connue, elle pourrait être au moins une copie de l'original pareil aux pièces publiées par Heinz, G.: Carlo Dolci Studien zur Religiösen Malerei im 17 Jahrhundert, Jahrbuch der Kunsthistorischen Sammlungen in Wien. Band 56, 1960; qui sont datées par l'auteur aux années 60. McCorquodale, a publié un Saint François contemplant la croix (Some unpublished works by Carlo Dolci. The Burlington Magazine 1979, Marsh, fig. 9) de la première période de Dolci, qui ne manque pas des éléments analogues à cette Sainte Catherine de Budapest, mais le problème de son authenticité ne peut pas être jugé qu'après une complète restauration.