Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 51. (Budapest, 1978)
Revue des livres
nos jours aussi. D'une présentation d'imprimerie nettement divisiée, ses dimensions ne sont pas grandes, il n'est pas gonflé de masses de données propres à d'autres genres, comme aux dictionnaires biographiques. Il peut être utilisé comme manuel et peut bien guider les visiteurs des expositions. Le groupement des matériaux selon nations et époques suit l'arrangement des expositions. Pour les statues, attribuables sans réserve à un maître, le catalogue n'indique que l'essentiel de son appartenance (toscan, siennois, allemand du Sud ou de l'Est, français etc.), la date et le lieu de sa naissance et de sa mort. Ensuite viennent la dénomination de l'objet, la définition de son thème, le numéro d'inventaire et d'autres données: matière, couleur de la surface, dimensions, dans quelle mesure il est restauré, son état, sa provenance, présentation éventuelle à d'autres expositions, enfin la liste des répliques et des variantes. L'alinéa suivant contient un résumé concis des constatations antérieures de l'auteur ou d'autres personnes qui ont pris une part importante à la définition de l'oeuvre. L'objectif principal y était de donner une définition précise de la place des pièces dans le cadre de l'oeuvre des maîtres, d'établir les parentés les plus proches, leur rapport aux variantes, leur situation dans les éventuelles séries de plusieurs exemplaires. Elle en fournit d'exemples magistraux, dont nous ne citerons que quelques uns de la collection italienne: la petite Vierge en marbre attribuée à Andrea Pisano, 1' \rchange Gabriel situé dans la dernière période d'Agostino di Duccio, un bas-relief en terre-cuite rattaché à Francesco di Giorgio Martini, attribution qui a lancé une longue série toujours amplifiée, ou, comme dernier exemple, la Vierge en cire de Jacopo Sansovino dont elle démontre d'une façon convaincante, qu'elle est un bozzetto du maître dont l'exécution définitive était perdue avec le temps. Cette partie du catalogue de Jolán Balogh fournit l'essentiel, et, au contraire d'oeuvres analogues, ne devient jamais prolixe en faisant connaître d'autres opinions concernant les objets d'art. Quant aux pièces de la collection de Budapest, ces renseignements essentiels nous sont fournis, mais à leur place logique, mis en relief par une typographie spéciale, dans les données bibliographiques citées en ordre chronologique. C'est ce qui sert de base et de point de repère sûr à la poursuite des recherches. Quant aux tableaux supplémentaires: celui qui présente l'ordre chronologique des numéros d'inventaire trace l'histoire de l'évolution de la collection, celui qui contient les noms des collectionneurs et des antiquaires, présente l'historique de la collection des sculptures. Depuis la clôture du catalogue et le départ de l'auteur du Musée, le dépouillement des nouvelles acquisitions, l'enregistrement des opinions exprimées dans les comptes-rendus et critiques qui paraîtront après la publication, sera déjà la tâche des successeurs, à qui le soin en est confié et qui sont obligés de prendre la relève, afin de réaliser une nouvelle édition. MARIE G. AGGHÁZY