Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 50. (Budapest, 1978)

MRAVIK, LADISLAS: Trois peintures de Paolo da Caylina

Les mêmes auteurs se servent aussi, à propos d'autres oeuvres de Caylina, des expressions „fresco di antica", „mano antica". Ainsi par exemple, une peinture à la Disciplina di San Barnába, qui aura une grande importance de notre point de vue, est décrite ainsi par Paglia: „Opera d'antica maniera, ma toccata con uiuacità délia mano di Vincenzo Sotto". 10 Ici, il convient de nous arrêter à propos de ce nom qui, ailleurs, figurera sous la forme de Vincenzo Zotto. Comme nous l'avons vu, le maître était déjà mentionné sous le nom de Paolo Foppa, ou Paolo di Vincenzo Foppa, et ailleurs Paglia le cite sous le nom de Vincenzo Paolo Zotto, 11 et y ajoute une brève ap­préciation: „Pittor antico ma di ragioneuol stile". D'ailleurs, l'oeuvre de Paglia n'était accessible jusqu'à maintenant qu'en manuscrit, il est donc possible que l'auteur du XVII e siècle aurait lui-même corrigé les hésitations dans l'écriture des noms avant l'impression de son ouvrage. Les définitions que donne Paglia du style de Caylina sont en effet fort pertinentes, car il est traditionnel dans les détails, mais la vivacité de la composition est déjà inséparable de l'art du cinquecento. A propos de la plus importante de ses oeuvres, du Portement de la Croix 12 conservé à San Pietro in Oliveto de Brescia, le maître dit ce qui suit: ,,.. . di Paolo Foppa Pittore antico, che con ragioneuol stile . . .". Un guide de Brescia 13 de Brognoli, datant du début du XIX e siècle, contient à propos d'un tableau de SS. Cosma e Damiano la note suivante: „antica távola di Paolo Zoppo". Le nom Zotto s'est déjà transformé ici en Zoppo, et c'est sous ce nom que notre maître est cité par Cristiâni aussi dans la liste des artistes de Bres­cia. 14 Cristiani a entrevu la possibilité, à propos du Portement de la Croix à San Pietro in Oliveto, d'identifier à une seule persones les nombreux noms dif­férents, 15 bien que cette question ne l'ait pas trop intéressé, car il s'occupait en tout premier lieu de la biographie de Lattanzio Gambara. Autres auteurs, dont par exemple Odorici 16 parlent de Caylina sous le nom de „Foppa il gio­vane". Il y a peu seulement que de l'ordre fut mis dans ce chaos de tant de noms — Caylina, Foppa, Zoppo, Zotto, Sotto. — Les oeuvres qui nous sont par­venues et qui ont été mentionnées par les anciens comme Paglia, Carboni, Brognoli, Cristiani' etc, prouvent sans possibilité de doute que les nombreux noms différents cachent un seul maître dont la personnalité peut très bien être saisie. La première explication correcte et le résumé de ce problème des noms sont dûs à Antonio Morassi. 17 Partant des données énumérées ci-dessus, nous avons plein droit de nous fier à la vieille facture d'Achille Glisenti en ce qui concerne la provenance des deux peintures murales de Budapest qui, probablement, sont identiques à une partie des séries décrites par Paglia et Carboni. Nous n'avons en outre aucune raison de mettre en doute leur attribution à Caylina, cette attribution s'étant depuis longtemps avérée correcte pour les oeuvres se trouvant à Brescia.­10 Paglia, F. : op. cit. vol. II, 527, ms. 437. 11 op. cit. vol. I. 94. ms. 133. 12 Op. cit. vol. II. 622—623. ms. 523—524. 13 Brognoli, P. : Nuova Guida per la Città di Brescia, 1826. 154. 14 Cristiani, F. N.: Delia Vita e délie Pitture di Lattanzio Gambara. Brescia, 1807. 196—497. 15 Op. cit. 197- („ • • • attribuito al Foppa, voulsi che sia decisamente del Zoppo" — écrit-il). « Odorici, F. : Guida di Brescia. Brescia, 1882. 113. 17 Morasi, A.: op. cit. 5—6. 18 No d'inv. 1238. Colorant à colle, toile, 199 x 159,5 cm.

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