Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 50. (Budapest, 1978)

SZMODIS-ESZLÁRY, ÉVE — MÁTÉ, ÉTIENNE: Restauration d'une statue de la Vierge provenant d'un maître vénitien du XIVe siecle

barre de cuivre de 12x12 mm, à coupe carrée, barre de cuivre à coupe de 10x10 mm fil de cuivre à diamètre de 5 mm colle de pierre Rhodius solution de 7% de Paraloid B 72 Stuc (composition: 2 parties de pierres concassées, 1 partie de plâtre de densité moymenne mélangé à de la chaux éteinte filtrée) mortier de plâtre calcique. CARACTÉRISTIQUE DE LA STATUE ET SA PLACE DANS L'ART DU TRECENTO ITALIEN En résultat de la restauration, cet exemple intéressant de l'art du trecento ita­lien (fig. 35) se présente dans toute sa beauté pure. Les compléments indispen­sables ne forment qu'un accompagnement discret des parties originales qui ont été conservées dans leur état primitif ou qui ont été restaurées. C'est Ernest Sza­kái qui avait découvert, au cours de la restauration, la position primitive de la tête qu'il a fait remettre sur le tronc d'une manière correcte, Pour cette modifi­cation des formes, il disposait de deux points de repère sûrs. Premièrement, c'était la position du creux du cou, qui était conservé et que l'on pouvait palper. Il était situé d'une manière que la tête de la Vierge ne pouvait y être placée qu'inclinée vers la droite. Deuxièmement, on pouvait s'orientre d'après le vi­sage qui était conservé et la partie arrière du crâne. Vus de profil, ceux-ci ne donnaient une forme de tête convenable que dans le cas où le visage était re­construit incliné vers la droite (fig. 42). Cette modification du port de la tête a rendu à la statue son expression in­time. La tête de la Vierge, inclinée vers l'Enfant, a non seulement enrichi l'expressivité, mais en outre a renforcé l'effet spatial de la statue. A l'origine donc, cette statue ne représentait pas une Vierge majestueuse, à l'attitude rigide, comme elle était avant la restauration, mais, de point de vue tant physique que psychique, une mère qui s'incline sur son Enfant. Au XIV e siècle, on rencontre de plus en plus souvent, et dans la peinture et dans la sculp­ture, des Vierges présentées se penchant sur l'Enfant, à l'opposé de l'attitude raide, solennelle, des Vierges des époques précédentes. 8 Le sculpteur a posé l'Enfant sur le genou droit de sa Mère, habillé en man­teau, tenant de sa gauche un livre, la main droite, qui n'est malheureusement pas conservée, était probablement soulevée pour donner la bénédiction. L'Enfant assis et donnant la bénédiction est au centre spirituel de la composition; la Vierge incline sa tête vers lui, le regarde, de sa droite le tient, de sa gauche lui tendait vraisemblablement quelque chose. Malheureusement, la main gauche de la Vierge n'était pas conservée. Dans l'art du trecento italien, 9 — et aussi dans la sculpture vénitienne et 8 A ce propos nous trouvons de bons exemples dans: Shorr, C. d. : The Christ Child in Devotional Images in Italy during the XIV. Century. (New York. 1954) et dans Venturi, A.: Storia delTArte Italiana. IV. La scultura del trecento e le sue origini. (Milan, 1906). 9 Voir Shorr, C. D. : op. cit. et Venturi, A. : op. cit. tome cité.

Next

/
Thumbnails
Contents