Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 50. (Budapest, 1978)

SZMODIS-ESZLÁRY, ÉVE — MÁTÉ, ÉTIENNE: Restauration d'une statue de la Vierge provenant d'un maître vénitien du XIVe siecle

Le montage des parties de la statue et le complément des formes exigeaient un travail extrêmement soigneux. Au cours des restaurations précédentes on a employé du plâtre pour fixer les diverses fragments, les uns aux autres, dont la conséquence était l'assemblage imprécis des cassures de surface. Cette fois on se servait d'une colle à base de résine synthétique pour réunir les fragments nettoyés du plâtre. La surface de cassure du visage et celle de la partie arrière de la tête ne se joignaient pas directement. Le visage, conservé comme un masque, et l'arrière-partie conservée du crâne furent réunis à l'aide de trois goujons de cuivre qui servaient en même temps pour supports (fig. 42). La partie ainsi montée pouvait être fixée à la statue à l'aide d'un support. Les surfaces de cassure sur lesquelles aucun fragment ne s'attachait directement devaient être remplies de stuc. Aux endroits où une grande quantité de stuc était utilisée, l'intérieur du stuc est resté vide. (Renforcement statique de la tête et de la surface arrière.) (fig. 37). La stabilisation de la partie arrière des épaules est exécutée par trois barres de cuivre dont le profil est perpendiculaire à la base. Les trois supports verticaux sont stabilisés par deux traverses. Deux goujons de cuivre, également à profil carré servant à les fixer à la pierre. Les fers éloignés furent remplacés, pour la stabilisation, par des barres de cuivre entourées de mortier de plâtre calcique parce que le cuivre qui remplace le fer était indispensable afin d'empêcher l'éventuelle corrosion. Les plus importants compléments de la statue se trouvent aux endroits suivants: visages et crâne, la partie entre la poitrine et l'épaule conservée. Le complément était fait seulement jusqu'au niveau de la croûte qui s'était formée sur la surface de la statue, ainsi les parties formées du stuc sont de 4—5 mm plus profondes que les parties primitives non endommagées. Nous n'avons pas complété les mains de la Vierge et de l'Enfant. Le complément suivait la forme plastique originelle de la statue où il ne touchait qu'une petite surface (parties de la draperie), si des parties plus importantes maquaient (les genoux et la draperie qui s'y trouve) nous avons réalisé une solution fidèle aux formes d'origine, mais sans les copier (fig. 35). Les parties peintes, sur la surface de la statue étaient dans un état forte­ment maculé (fig. 43). Pour les nettoyer, nous nous sommes servis de super­chromophage, et pour les neutraliser, de térébenthine. Nous n'avons pas pro­cédé à l'élimination des repeintures éventeulles vu que les surfaces peintes étaient fort réduites sur la statue. La maculation une fois éloignée, on ne trou­vait pas de peinture sauf sur des surfaces minimes, surtout dans les parties creuses. Sur les têtes et sur les mains, la couleur restait dans un état relative­ment peu endommagé. Le bord du voile et la partie de la robe couvrant la poitrine de la Vierge avaient une surface dorée. A la fin, nous avons enduit les parties peintes de la statue d'une solution diluée de térébenthine à cire ce qui a rendu le coloris plus proche de l'original. Comme dernière opération, nous avons traité la surface complétée de la sta­tue d'une solution de 7% de Paraloid —B 72, ce qui a rendu la couleur du stuc pareille à la surface peinte, plus claire, de la pierre, et servait en outre à stabili­ser la surface de la matière du stuc. Nous avons terminé la restauration par des analyses chimiques et techno­logiques, mais ici nous n'entrons pas dans les détails de ce travail. Les matières utilisées lors de la restauration et leurs caractéristiques sont comme suit:

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