Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 50. (Budapest, 1978)

SZMODIS-ESZLÁRY, ÉVE — MÁTÉ, ÉTIENNE: Restauration d'une statue de la Vierge provenant d'un maître vénitien du XIVe siecle

même ils y ont contribué, d'autre part, les épaisses couches de plâtre appliquées à plusieurs endroits de la statue en ont modifié l'effet primitif (fig. 36 et 38). C'est grâce à la direction et aux instructions de Monsieur Ernest Szakái, chargé de cours à la Haute École des Beaux-Arts, que nous avons pu aboutir aux résultats suivants. C'est à lui que nous devons la réalisation, en 1975 et 1976, de la restauration moderne de la statue, à la section des statues de pierre de la chaire de restauration, comme travail de diplôme d'Etienne Máté. 7 ANTÉCÉDENTS ET TRAVAUX DE RESTAURATION Les déficiences dans les travaux de restauration effectués dans les années 1950 ont imposé la restauration en 1975—76 de cette statue en grès calcaire. A la première restauration on a incorporé dans la statue, sans motifs suffisants, des fers à grand diamètre, ce qui a rompu la statique autonome de la matère en pierre. Les compléments ont été faits de plâtre et, à la fin des travaux, repeints. Les surfaces postérieures ont été également couvertes d'une couche de plâtre de vingt à vingt cinq centimètres, qui devait cacher l'armature en fer. Une des déficiences de cet important complément en plâtre était qu'il continua la pla­stique jusqu'à l'épaisseur du plâtre ajouté, mais après avoir atteint la couche désirée, il détermina le côté arrière de la statue par une section plane, perpen­diculaire à la base. (fig. 38). Une autre déficience, pratique, de cette couche de plâtre était que non seulement elle ne protégeait pas le fer contre la corrosion, mais favorisait la corrosion. Ce processus s'accompagnait d'une augmentation du volume par suite de quoi la statue, déjà en mauvais état, se fêla à plusieurs endroits, le long des strates naturelles du grès calcaire, suivant des planes parallèles à l'aspect frontal. Une autre difficulté a surgi du fait que le polystirol à benzol, choisi pour la conservation, n'était pas en son temps absorbé par la pierre et forma, sur la surface, une couche pareille à une pellicule. La grande masse de plâtre ajouté et son teneur en eau a produit sous la couche de pellicule une mince surface effritée daaans la formation de laquelle le benzol, utilisé en tant diluant, avait également joué un rôle. Enfin, il faut parler des problèmees relatifs à la peinture. Le complément plastique cherchait — par sa forme — à produire l'effet- des parties originales. Conformément à cela la coloration du complément ressemblait à la couleur de la surface peinte, non nettoyée. 7 Nous présentons nos remerciements à Monsieur Ernst Szakái, chargé de cours à l'Ecole Supérieure des Beaux Arts, pour s'être chargé de diriger ce travail impor­tant. Nous devons des remerciements aussi à l'École Supérieure des Beaux Arts pour l'appui généreux accordé afin de sauver dette statue. Dans les consultations qui ont eu lieu à propos de la statue, un rôle important a incombé à Monsieur Nicolas Móré, chef du service de restauration du Musée des Beaux Arts. Madame docteur Fr. Aradi, photographe du même Musée nous a été de grande aide avec son travail excellent et régulier. Qu'il nous soit permis de présenter — à eux aussi nos remerciements.

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