Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 50. (Budapest, 1978)

CASTIGLIONE, LADISLAS — SZENTLÉLEKY, TIHAMÉR — SZILÁGYI, JEAN-GEORGES: Art antique au Musée Déri de Debrecen et dans d'autres collections hongroises

tôt que du 2 c-3 e s. de n. è. La coroplathie gréco-égyptienne connaît 3 types principaux de la représentation d'Harpocrate-Hérakliskos tenant la massue d'Héraclès (figure debout, puis celle assise sur une oie, cf. J. Vogt, Exp. Sieglin. II, 2. 1924, 13, p. 99, pl. XIV, 2 et buste, cf. E. Breccia, Terrée, II. n° 49). La ma­jorité des représentations a été trouvée à Ahnas (Herakleopolis Magna) (W. M. Flinders Pétrie, Roman Ehnasya. Londres 1905. pl. XLVI —XLVII) ce qui nous invite à penser à la représentation de caractère grec d'un dieu égyptien local, probablement Harsaphes, quoique la représentation en forme d'Harpocrate et dieu enfant reste toujours sans explication. (W. Weber, Terrak. pp. 59) L. C. c) STATUETTES EN VERRE ET EN FAÏENCE 1. Garçon noir. (fig. 25) Collection de L. Castiglione. Acheté à Mit Rahine. H.: 5,1 cm. Pâte de verre noire; les détails de la chevelure, du visage, de la main, du plat et du pénis sont marqués de glaçure verte. Le trou de suspension visible sur le dos indique que la pièce devait servir d'amulette ou de médaillon. Elle est la réplique réduite de la statuette de garçon africain en bronze n° 1009 du Cabinet des Médailles de Paris, l'un des objets les plus mentionnés de la sculp­ture hellénistique alexandrine (G. M. A. Richter, A Handbook of Greek Art. Londres 1959. p. 187, fig. 285; M. Bieber, The Sculpture of the Hellenistic Age. New York 1961. p. 96, fig. 381; W. Fuchs, Die Skulptur der Griechen. Munich 1969. p. 137 et suiv., fig. 129—131). Le prototype doit provenir du 2 e s. av. n. è. Bien que beaucoup d'exemplaires et de variantes soient connus de ce type du jeune esclave africain aux traits caractéristiques raciaux debout dans une attitude de fort contraposto (voir surtout G. H. Beardsley, The Negro in Greek and Roman Civilization. Baltimore 1929; D. Faccenna, Arch. Class. 1, 1949, p. 188 et suiv.; F. M. Showden, Blacks in Antiquity. Cambridge, Mass. 1970. en premier lieu p. 22 et suiv. ; la mise au point monographique des représentations antiques de figures noires nubiennes est toujours à attendre), la pièce en miniature peut fournir des données intéressantes de deux points de vue: elle confirme, en pre­mier lieu, l'origine alexandrine du type (le bronze de Paris a été trouvé en Gaule, tandis que les répliques et les variantes connues ont été mises au jour dans de diverses régions de l'Empire Romain!), d'autre part le plat ou panier tenu sur l'épaule de la figure nous pousse à nous opposer à l'opinion répandue que la fi­gure parisienne et le prototype auraient été la représentation d'un esclave chantant, jouant d'un instrument musical (E. Babelon, Choix des bronzes de la Collection Caylus. Paris 1928. pp. 55). Tous les exemplaires sur lesquels l'objet tenu de la main ou sur l'épaule de la figure n'est pas brisé, portent de même que la fi gure de Budapest, une certaine charge (plat, panier, coffre etc.) et non pas un instrument musical; le bronze parisien est donc à compléter de la même façon. La pièce ci-dessus doit dater du début de l'époque romaine. L. C. 2. Figure en relief: Harpocrate assis dans une barque-papyrus, (fig. 26) Collection de L. Castiglione. Du commerce des antiquités du Caire. H.: 3,92 cm. Faïence verte. Le dos lisse porte un trou rond qui indique que la pièce fut fa­briquée à être appliquée. Sur la représentation grossièrement modelée on voit Horus enfant au corps enfantin nu, dans l'attitude des petits enfants, accroupi dans une barque faite de tresses, en forme hémisphérique, tenant un vase rond

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