Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 50. (Budapest, 1978)
CASTIGLIONE, LADISLAS — SZENTLÉLEKY, TIHAMÉR — SZILÁGYI, JEAN-GEORGES: Art antique au Musée Déri de Debrecen et dans d'autres collections hongroises
sition de très bonne qualité, attestée parmi d'autres par l'attitude de contraposto opposé des figures. Bien que les deux figures représentent la même persannalité, ils ont des traits différents: l'un qui est chauve et porte un disque solaire est du type égyptien, l'autre aux cheveux bouclés (avec un psent sur sa tête) est plutôt de caractère grec, probablement exprimé auparavant, sur le prototype, dans le modelé du visage aussi. Entre les deux figures on voit un vase à panse côtelée, l'un des attributs les plus constants des représentations d'Harpocrate, symbole de la fertilité. La barre que chacune des deux figures tient sur son épaule semble continuer en arrière, perpendiculairement au plan de la composition, imitant de cette façon les barres longitudinales tenues par deux fois deux porteurs sans représenter les parties postérieures des barres et les deux figures postérieures. La barre en travers (ou bien l'une des deux barres en travers ou la face frontale de la planche) qui porte directement le naiskos doit se reposer sur les barres longues qui continuent dans l'arrrière-plan imaginé. La composition de petite sculpture réduit donc un groupe de 4 figures à deux figures, plus précisément elle représente seulement le premier plan de la scène en forme de relief. Étant donné qu'aux époques auxquelles il est possible d'attacher notre pièce, les tableaux et les reliefs de thème semblable évitent la représentation rigoureusement frontale et favorisent le demi-profil en perspective ou le pur profil ; on est invité à constater que cette composition est caractéristique de la coroplathie populaire gréco-égyptienne, cette idée est confirmée par le fait que le groupe réduit à deux figures tenant le naiskos est très fréquent — sans Harprocrate — parmi les terres cuites égyptiennes (l'un ou l'autre type de la représentation des deux pastophores portant le naiskos se trouve dans presque tous les catalogues de terres cuites gréco-égyptiennes, par exemple W. Weber, Terrak. n° 127; P. Perdrizet, Coll. Fouquet, Terres cuites, 1921. n° 289; E. Breccia, Terrée. I. n° 281, II. n°211). La pièce est d'intérêt particulier au point de vue iconographique, puisque nous manquons d'explication suffisante de la représentation d'Harpocrate double à la place des prêtres mortels, de même qu'il est également difficile d'expliquer pourquoi Harpocrate est devenu sur d'autres représentations porteur de sa propre statue (par exemple Alexandrie, Mus. Gr.-Rom. n° 1. p. 7781 et suiv.). C'est seulement dans des rapports complexes qu'il est possible de chercher la solution de ces questions d'histoire de religion. L. C. 19. Statuette d'une momie de crocodile, installée sur un socle bas. (fig. 20) Collection de L. Kákosy. Du commerce des antiquités du Caire. H.: 4 cm; 1.: 12,3 cm. Argile brun rougeâtre. Le même type est représenté, parmi d'autres, par l'exemplaire du Musée de Berlin (W. Weber, Terrak. n° 429) qui doit être cependant une variante stylistique plus ancienne comme l'attestent les mesures plus grandes et l'exécution plus soignée. Le culte et la momification des crocodiles dans certaines régions de l'Egypte et surtout au Fayum comptait même dans l'Antiquité pour l'un des traits curieux de la religion et du folklore égyptiens (Herod., II. 69; Diod., I. 89; Strab, XVII, 811) dont la signification a été convenablement analysée dans la littérature scientifique moderne. (Voir entre autres: O. Keller, Die Antike Tierwelt II. Leipzig 1913, pp. 262, 265; Gossen—Steier, RE XI, 2. 1947—1956; G. Botti, La glorificazione di Sobk e del Fayum in un papiro ieratico da Tebtynis. Copenhague 1959; Cl. Dolzani, Il dio Sobk. Rome 1961.). La terre cuite ci-présentée n'est pas toujours bien interprétée (par Weber