Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 50. (Budapest, 1978)

CASTIGLIONE, LADISLAS — SZENTLÉLEKY, TIHAMÉR — SZILÁGYI, JEAN-GEORGES: Art antique au Musée Déri de Debrecen et dans d'autres collections hongroises

13. Tête jéminine. (fig. 16/a-b) Collection de L. Castiglione. Vient de Mit Rahine. H. : 8,2 cm. Argile brun rougeâtre. Elle porte une coiffure riche, caracté­ristique de la première époque antonine, mais le visage est sommairement modelé. Elle fait partie d'un des groupes les plus connus et les plus nombreux des terres cuites égyptiennes d'époque romaine. Ce groupe a la caractéristique qu'il est possible de le dater précisément d'après la coiffure suivant la mode de la ville de Rome et surtout celle de l'impératrice. Dans la question de la fonction et de la signification il est possible de prendre pour repère le fait qu'il s'agit sans doute des têtes indépendantes (et non pas des fragments) où le modelé sommaire du visage contraste avec la représentation détaillée et très riche de la coiffure. Ce fait semble correspondre à celle des explications publiées (cf. sur ce sujet voir P. Graindor, Terres cuites de l'Egypte gréco-romaine. Anvers 1939. p. 118 et suiv.) qui suggère l'idée de prendre les têtes votives pour des offrandes rattachées aux sacrifices de cheveux (Graindor, op. cit. pp. 120). Le sacrifice de cheveux a des traces en Egypte pharaonique, de plus il est tou­jours vivant dans la vallée du Nil (W. S. Blackman, Man XXV, 38, 1925, p. 65 et suiv. ; O.F.A. Meinardus, Christian Egypt. Le Caire 1965. p. 100). L'hypothèse la plus vraisemblable nous invite à voir dans les pièces du groupe ci-dessus des modèles de coiffure en miniature faits à remplacer l'offrande de cheveux fort connue de la majorité des religions antiques. Milieu du 2 e s. de n.è. L. C. 14. Sarapis Agathodaimon. (fig. 17) Collection de L. Kákosy. Du commerce des antiquités égyptien. H.: 12 cm; larg.: 6,4 cm. Argile brun rougeâtre. Man­quent le dos et la partie inférieure. Sarapis Agathodaimon au corps de serpent (voir fondamentalement: F. Dunand, BIFAO 67, 1969, p. 9 et suiv.) est très rarement représenté sur les terres cuites égyptiennes. On ne connaît qu'un seul exemplaire intact (P. Perdrizet, Terres cuites, Coll. Fouquet n° 179) qui pré­sente une tête de Sarapis au type canonique s'élevant d'un tronc reptilien replié en forme de S, couché sur un socle, avec des épis et des pavots dans les replis du corps reptilien. Notre fragment aurait fait partie d'une variante peu différente de ce type et aurait été fabriquée, de même que la pièce de la collection Fouquet, au 2 e s. de n.è. où ce type iconographique fut connu dans le monnayage alexandrin (W. Hornbostel, Sarapis. Leyde 1972. pp. 297). L. C. 15. Pied votif. Collection de L. Castiglione. Du commerce des antiquités du Caire. H.: 4 cm; 1.: 5,2 cm. Argile brun rougeâtre. La coupure fermée de la partie au-dessus de la cheville marque qu'il n'est pas fragment d'une composi­tion plus grande, l'hypothèse de le prendre pour un ex-voto offert pour la guérison est en même temps exclue par le fait que le pied est chaussé d'une sandale ornée, imitation exacte de la sandale des statues de Sarapis et des pieds monumentaux y rattachés (L. Castiglione, in Studia Aegyptiaca 1, 1974, p, 75 et suiv.). Il est donc incontestable d'y voir un objet dédié à Sarapis offert dans un sanctuaire égyptien par une personne aux revenus modestes par reconnaissance ou bien dans l'espoir de l'aide miraculeux du dieu. Époque impériale romaine. Bibl.: Castiglione, ZÄS 97 (1971) 39, n° 23 et fig. 13. L. C. 16. Cliné de dieux (lectisternium). Collection de L. Castiglione. Du com­merce des antiquités du Caire. H.: 4,3 cm; larg.: 4,8 cm. Argile brun rou-

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