Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 48-49. (Budapest, 1977)
HARASZTI-TAKÁCS, MARIANNE: Pedro Nuhez de Villavicencio, disciple de Murillo
99. Nunez: Panier à pommes renversé. Budapest, Musée des Beaux-Arts. Baptiste. La personne du grand-maître espagnol devait fournir une des raisons des voyages réitérés à l'île de Nunez. On peut accepter qu'après son retour à Seville, il devint le soutien, l'élève et l'ami de Murillo qui mourut, comme le décrit Ceán, dans ses bras en 1682, 1 ' et dont le testament a été fait en sa présence et en celle d'un autre ami, le chanoine Don Justino de Neve. Les auteurs des XVIII —XIX e siècles parlent de plusieurs oeuvres de Nunez de Villavicencio, aux ventes et dans les collections du siècle dernier on rencontre nombreux tableaux lui attribués, toutefois, nous ne connaissons au fond qu'un seul tableau dont il soit l'auteur sans aucun doute. C'est la composition qu'il avait signée de son nom et qui figura en 1636 dans l'inventaire de P Alcazar à l'atelier des peintres. Elle est peut-être identique au tableau dont, selon Palomino, après la mort de Murillo, Nunez fit don au roi. La grande toile représentant des ,,Enfants jouant aux dés" était propriété royale certainement entre 1682 et 1686, et ensuite se trouvait au Prado (fig. 98). Palomino et Ponz le mentionnent, et ensuite chaque auteur, ayant écrit au moins quelques lignes sur Nunez de Villavicencio, s'y réfère. Cette toile peut servir de point, de départ pour plusieurs oeuvres qui répètent toutes les thèmes des tableaux de Murillo représentant des enfants-mendiants de Seville, mais qui suivent la manière de Guercino. A l'aide des ,.Enfants jouant aux dés" conservé à Madrid, on peut réunir ses tableaux publiés sous d'autres noms (Murillo, Herrera le jeune), et tracer ainsi avec plus de netteté le personnage du peintre que l'on ne connaissait que fort vaguement, plutôt d'après son nom et d'après quelques données trouvées 11 Ceán B e r m ú d e z. J. A., Diccionario histórico de los mas ilustres profesores de las bellas artes en EsPana. III. 243 „ . . . fué testigo de su testamento y le ayudo en su enfermedad hasta el ultimo instante de su vida, pues falleció en sus brazos."