Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 46-47. (Budapest, 1976)
SZILÁGYI, JEAN-GEORGES — SZABÓ, NICOLAS: Art antique au musée Déri de Debrecen et dans d'autres collections hongroises
souvent avec un décor similaire à celui des disques plus grands. La présence de ces plaques dans quelques tombes de femmes (Annibaldi. op. cit., p. 94) indique que parfois ils ont été utilisés pour un but décoratif ou cultuel (cf. G. Colonna, in Aspetti e problemi dell'Etruria interna. Florence. 1974. p. 194, note 4). Comme le témoignent les pièces livrées par une trouvaille datable (Annibaldi, op. cit., p. 94) les spécimens anciens, auxquels appartient aussi le disque ici traité, ont été fabriqués à la fin du VII e ou au début du VI e siècle. Bibi.: Déri, Cat., p. 109. n° 4. J.-G. SZ. 3. Miroir étrusque. Debrecen, Musée Déri Et.V.5. Haut.: 20,5 cm; larg.: 15,4 cm. Patine vert bleuâtre. Disque rond, au bas une soie. Sur la tranche un décor d'arête, constitué d'une rangée de perles. Le rebord du revers est élevé. Le talon est décoré au droit d'une palmette sur deux volutes, flanquée de deux tiges à trois baies, au revers d'une palmette sur deux volutes qui continuent dans une double ligne entourant la palmette. Médaillon: deux jeunes gens affrontés, encadrés d'une guirlande de lierre; tous deux s'appuient de leur main extérieure sur un bouclier; celui de droite porte une lance, celui de gauche est ailé. Sous leur pied intérieur un objet ovoïde. Probablement la représentation des Dioscures (mais cf. F. Chapouthier, Les Dioscures au service d'une déesse. Paris, 1935, p. 298—7). Selon son style le miroir appartient au groupe de San Francisco (cf. M. A. Del Chiaro, AJA 59, 1955, p. 277 et suiv.; v. aussi D. Rebuffat-Emmanuel, Le miroir étrusque. Paris, 1973, p. 502—9) et est sorti sûrement de la même main qu'un miroir du Vatican (Del Chiaro op. cit., pl. 81, fig. 11). Dernier quart du IV e siècle. Bibi. : Déri. Cat., p. 68. n° 5; Szilágyi—Castiglione, Führer, pl. 24,1; Szilágyi. Acta Ant. Hung. 10 (1962) p. 250—59 (avec bibliographie ultérieure); id., Budapest 12 (1974) n° 10, p. 26 (ill.); Szilágyi, Art antique, frontispice. J.-G. SZ. 4. Miroir étrusque. (Fig. 49.) Haut.: 18,4 cm; larg.: 9,3 cm. Surface jaune luisante, parsemée de taches brunes et rousses. Manche massif qui se relie au disque par un talon. Bord à ruban. Le rebord porte au droit un double sillon qui délimite la rangée de perles de la tranche. Le manche se termine en protome animal, il est de section ronde, avec une courbure convexe au droit, concave au revers. Le talon est orné d'une feuille, supportant à sa pointe un motif en flamme. Médaillon: les Dioscures affrontés, s'appuyant sur leur bouclier au large rebord; ils portent un bonnet phrygien, des bottines de chasse et une tunique courte sans manche nouée d'une ceinture à la taille. Entre eux des lignes horizontales et obliques: la représentation du dokanon devenu une décoration dépourvue de sens (cf. R. Demangel, Eph. Arch. 1937, p. 145—9; v. aussi Rebuffat-Emmanuel, Le miroir étrusque, p. 487 et note 2). Il est possible que sur ces miroirs tardifs toute la représentation mythologique ait déjà eu un sens purement décoratif (cf. A. Rallo, Lasa. Florence, 1974, p. 56). Il miroir de Budapest appartient au grand groupe des miroirs tardifs que Mansuelli (St. Etr. 19, 1946—47. p. 62—5) a rassemblé sous le nom des ,,maîtres des Lasas et des Dioscures", proposant une datation du II e — I er siècle (St. Etr. 20, 1948—49, p. 92). Le fait que plusieurs pièces furent découvertes dans une trouvaille du III e siècle (v. en premier lieu E. Fiumi, St. Etr. 25, 1957, p. 378—9 et. fig. 13—15) nous conseille la prudence à l'encontre