Kaposy Veronika szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 41. (Budapest, 1973)
Nouvelles acquisitions 1907-1972
Cette composition à demi-figures de l'Adoration des rois mages est presque identique au tableau connu de la collection de Milá y Campos de Barcelone (48x28 cm), que Marlier classe dans l'oeuvre d' Ambrosius Benson le Jeune (Marlier, G.: Ambrosius Benson et la peinture à Bruges au temps de Charles Quint. Damme, 1957, pp. 275 et 329, n° du cat. 205, pl. LXXX; le tableau de Barcelone était exposé, en 1958. à Bruges, comme l'oeuvre d' Ambrosius Benson le jeune à l'exposition: «L'art flamand dans les collections espagnoles», n° 74). Le jeune Benson était l'enfant du fils d'Ambrosius, appelé Guillaume (né vers 1540/50 — mort en 1574/81 à Bruges), et était l'un des imitateurs tardifs de son grand père et de la peinture traditionnelle de Bruges. Le style de notre tableau diffère de celui des oeuvres tardives qui lui sont attribuées. Malgré sa composition archaïsante, son style fréquent chez les maniéristes anversois, et la peinture décorative des objets d'orfèvrerie et des ornements de métal des robes, le tableau ne peut pas être classé dans le cercle des maniéristes anversois travaillant dans la première moitié du XVII e siècle. Les types de visages, le paysage, les couleurs typiquement maniéristes tardives (mélange du lila et du jaune) et la peinture plus floue nous permettent de dater le tableau vers 1570—80 environ. On connaît plusieurs copies de la composition (par exemple Prague, Xarodni Galerie), la confrontation cependant, de ces versions n'a pas encore été faite. 8. U. Florentin, première moitié du XVII e siècle Le martyre de Saint Etienne (fig. 45) X° d'inv. 69.3. Toile. 127 x 127 cm Achat La composition montre nombreux traits de parenté avec l'oeuvre de même sujet de Cigoli, exécutée, en 1597, pour l'église du Couvent de Montedomini et conservée à la Galerie Pitti. Outre la ressemblance de l'agencement des figures, est commune la .solution de la partie supérieure avec Jésus, Dieu le Père et les deux anges descendants, et sont incontestablement empruntés au tableau de ci-dessus le personnage saisissant des deux mains la pierre, et les ruines de droite. On peut également rattacher à notre tableau la scène du martyre 1 de Passignano, datant de 1602, et se trouvant à l'église Santo Spirito de Florence, qui remonte à cette oeuvre de Cigoli (Venturi, A.: Storia dell'arte italiana, IX, 7, 1943, fig. 352). Ce sont la figure de gauche jetant une pierre et celle de droite au torse nu qu'on revoit sous une forme analogue sur le tableau de Budapest. Une autre preuve de la popularité de la composition de Cigoli est l'ébauche que Bucci attribue à Giovanni Biliverti (in : Bollettino délia Accademia degli Euteleti délia città de San Miniato. San Miniato, 1961, pp. 93 — 94, fig. 18). En rapport avec notre tableau, nous signalerons encore l'ébauche qui, en 1952. à Florence, à l'exposition des Bozzetti (Florence, Palazzo Strozzi, X e 29 du Catalogue de 1952), ainsi qu'à l'exposition Cigoli, organisée en 1959 (Mostra del Cigoli e del suo ambiente, San Miniato, Cat. 1959) ont figuré comme études préparatoires de Cigoli. A. R. Masetti les attribue à Cecco Bravo (Critica d' Arte, 1964, n os 67 et 08. pp. 47-56). G. T.