Kaposy Veronika szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 41. (Budapest, 1973)
HARASZTI-TAKÁCS, MARIANNE: Quelques problemes des bodegones de Velasquez
34. -J. Matham d'après P. Aertsen: Scène de cuisine avee le «Repas du riche». Gravure Dans le tableau «Le Christ chez Marthe et Marie» de Londres et dans le «Repas à Emmaüs» (Blessington, collection Beit) il place à Parrière-plan la scène biblique avecla même technique de l'agencement qu'Aertsen, et encore dans le dernier quart du XVI e siècle aussi Bueekelaer. 34 Toute autre cependant est l'atmosphère des tableaux de Velasquez. A l'avant plan du tableau de Bruxelles d'Aertsen on voit un morceau de cuisine très trivial, extrêmement encombré et si riche en détails qu'on peut à peine l'embrasser d'un seul coup d'oeil. Les personnages ne sont pas grotesques ou comiques, ils sont plutôt neutres, et ne portent aucune trace du sérieux et du laconisme qui émane du tableau de Londres du jeune Velasquez. La vieille femme — il n'est pas difficile de reconnaître en elle le modèle de la femme friant des oeufs d'Edimbourg - adresse des paroles admonitives à la jeune servante qui casse quelque chose dans un mortier de cuivre. En représentant le Christ enseignant, Marie-Madelaineaccroupie à ses pieds et la femme derrière elle, il change de style et aussi l'échelle des proportions, en faisant figurer la scène biblique presque comme une peinture murale. Un dirait que la vieille paysanne au visage ridé rappelle à la jeune fille vêtue d'un corsage aux manches retroussées, que «Marie a choisi la 34 «Le; Christ che/, Marthe et Marie». Bruxelles, Musée, sur lequel il a placé la scène biblique dans une colonnade à l'arrière-plan. C'est la même technique qu'emploie P. C. van Ryck (1568— 1628) sur son tableau peint vers 1621 et intitulé «Pièce de cuisine avec dans l'arrière-plan le Repas a Emmaüs» (panneau, 69 x 144 cm, Budapest, coll. privée). Le tableau porte les initiales J. P>.