Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 39. (Budapest, 1972)

GARAS, CLAIRE: Les oeuvres de Gianbettino Cignaroli et de Pietro Rotari en Hongrie

73. Gianbettino Cignaroli: L' I mmaeulée. Milano, Biblioteca Ambrosiana collection Firmian, lorsqu'il souligne, à propos des tableaux de Caton et de Socrate: «Forse si potrebbe desiderare più esatezza nel costume e più sceltezza nel disegno, nia non già espressione, ne più sfarzo pittoresco.» 18 Dans la formation du goût académique de Cignaroli un facteur important était la tendance artistique et intel­lectuelle qui régnait à Vérone, sa ville natale; cette ville qu'il n'a jamais quittée pour un temps plus long, a manifesté, au XVIII e siècle, un intérêt particulier pour l'antiquité, la conception historique et l'académisme. C'est la conception du savant archéologue Scipione Maffei qui marque de son empreinte la vie culturelle et scienti­fique de Vérone au XVIII e siècle, et ce n'est pas un hasard que c'est dans le palais du patricien véronais, Ercole Giusti, que nous rencontrons l'une des premières et des plus grandioses séries des représentations de l'histoire romaine. 19 18 Gabinetto Firmiano, op. cit,. XXII. Girolamo Pompei, dans son oraison funèbre faite lors de la mort de Cignaroli, (Orazione in morte di Giambettino Cignaroli. Verona, 1771, 11) relève le tableau de la Mort de Caton en accentuant la force de l'expression. 19 La série comprenant 17 tableaux de grand format est exposée par B. Pozzo dans «Le vite de pittori, scultori ed architetti veronesi», ouvrage paru, en 1718, à Vérone (p. 295). Les diverses scènes furent peintes par Simone Brentano, Antonio Molinari, Giovanni Segala, Paulo Pagan i, Lodovieo Dorigny, Gregorio Lazzarini, Santo Prunato, etc. (La vic-

Next

/
Thumbnails
Contents