Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 38. (Budapest, 1972)
HARASZTI-TAKÁCS, MARIANNE: Oeuvres de maîtres espagnols du XVe siecle en Hongrie
dans la littérature d'art partout connue l'oeuvre de Francisco Solibes. Une seule exception en est le Metropolitan Museum où il est exposé au Cloisters, la collection de tableaux médiévaux, avec la mention «Spanish (aragonese under catalan influence) about 1480». Déjà Post a remarqué à propos de cette excellente attribution que Rorimer, bien qu'il ait reconnu le maître des deux retables comme étant le même peintre, a manqué de faire le pas suivant et de désigner leur maître Francisco Solibes. Rorimer parle du provincialisme du peintre et de son style maniéré. Il cite encore plusieurs de ses oeuvres, entre autres le retable de la Pietà du San Lorenzo de Morùnys, à propos duquel il a sans doute marqué aussi sa date. Parmi les oeuvres de Francisco Solibes, réunies d'après Post, on peut accepter comme authentiques le retable de l'église de Santas Justa et Rufina, à Maluenda, les parties de retable de l'église paroissiale d'Alcaniz, 52 le panneau central du retable de Saint Isidore de la collégiale de Calatayud (fig. 16) ainsi que le jmnneau de Sainte Barbe conservé dans la collégiale de Daroca. Ces oeuvres furent peintes sans exception dans les parties sud et sud-ouest d'Aragon. Post attribue en outre à Solibes une prédelle de l'église paroissiale de Toralba de Ribota, qui, d'après la photographie publiée, 53 semble être l'oeuvre d'un maître aragonais provincial, plus faible, peut-être proche de son atelier, mais ayant de toute façon connu ses tableaux. Par contre, la «Vierge en majesté entourée de saints et d'anges» conservée dans la collection de Don José Valenciano et considérée par Post comme une oeuvre importante de Solibes, est malgré l'identité des motifs (la forte ressemblance entre le trône et celui du retable de Cloisters), à notre avis l'oeuvre d'un peintre aragonais supérieur à Solibes. 54 Dans les publications parues depuis Post — dans la mesure où elles nous étaient accessibles — on ne trouve pas de mention d'oeuvres récemment apparues de ce maître conservateur et provincial qui, grâce à sa manière caractéristique, est assez facile à identifier. Néanmoins, le panneau représentant l'Adoration de l'Enfant (fig. 17) 55 est très proche de Francisco Solibes: la figure de Saint Joseph agenouillé répète les traits de visage tellement caractéristiques de Solibes. Les contours durs, 52 Madeleine, la messe de Sain! ( Jrégoire où sont visibles aussi le couple de donateurs, et autres scènes. 53 Op. cit., VII, 1, p. 365, pl. 126. 54 Op. cit., VII, I, p. 369, pl. 128. Les tableaux attribués récemment à Solibes (collection Parmeggiani, Reggio Emilia; collection Acar, Badajoz; ancienne collection Lanskoronsky, Vienne, etc.) ne peuvent pas être classés avec une certitude absolue dans l'oeuvre du maître. Le panneau intitulé «L'archange Saint Michel avec deux personnages en prière», attribué aussi par Post conditionnellement à Solibes, qui autrefois se trouvait à Calatayud (op. cit., VIII, 2, pp. 426 et suiv., pl. 195) n'accuse lui non une identité convaincante. Rien que les donateurs évoquent faiblement le couple Piquer, le panneau pourrait être plutôt l'oeuvre d'un autre peintre aragonais-catalan, peut-être du «Maître de Saint Vincent». Et le panneau de la «Pentecôte» de la collection Demaldolx-Dedons de Marseille, bien qu'il soit, quant à sa composition, très proche du panneau similaire de l'Ermita de la Piedad, ne peut aucunement être dû à Solibes, mais à un maître imitant Solibes ou puisant à la même source. 55 66x64,5 cm. Prague, Národni Galerie, exposé en 1935, à Prague à l'exposition intitulée «La Madone», n° 180. De la collection de F. Ringhofer de Kamenec. Acheté en 1945 pour la Galerie de Prague. N° d'inv. DO 4099. Cf. : S t e p a n e k, P. : La pintura espanola en la Galéria Naeional de Praga. Ibero-Americana Pragensia, III, 1969, pp. 181 — 202, fig. 1, 200, attribué conditionnellement à Jaime Lana, mais soulevant aussi d'autres attributions, entre autres, erronément, la communication orale de l'auteur du présent article, qui, déjà lors de l'entretien, a désigné comme auteur du panneau Solibes et non Espalargues, ainsi qu'il figure sur la p. 182. note 4.