Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 38. (Budapest, 1972)

HARASZTI-TAKÁCS, MARIANNE: Oeuvres de maîtres espagnols du XVe siecle en Hongrie

à l'école de Jaime Huguet, et qui après son séjour en Catalogne, probablement son lieu natal et ayant eu une influence fondamentale sur sa formation artistique, ar­riva en Aragon, 4- mais retourna à plusieurs reprises en Catalogne, et travailla dans toutes deux provinces comme peintre très recherché. Selon le contrat, il exécuta en 1480, pour le commerçant Juan Piquer et sa femme, un retable dont sur le panneau central, représentant la Pietà, on voit de part et d'autre de manteau largement étalé de la Vierge Juan Piquer et son épouse Margarita agenouillés. Sur les autres pan­neaux du retable le peintre natif de Bariolas a représenté des scènes de la vie de la Vierge et de Jésus. Francisco Solibes ou Solives (éventuellement Ces Olives) dut être issu lui­même d'une famille de peintres, et son fils est peut-être ce Francisco Olives qui, entre 1517 et 1570, figure à Tarragona, et son descendant Pablo Olives qui, entre 1575 et 1591, figure également à Tarragona comme peintre de la ville. 43 Sanpere écrit de Solibes que la vigueur de ses couleurs est aujourd'hui encore inchangée, car il a mêlé du blanc à toutes ses couleurs, et qu'en ce qui concerne ses couleurs aucun représentant de l'école catalane ne peut concourir avec lui. Sanpere ne mentionne aucune autre oeuvre de Solibes, peut-être pour la raison que le maître avait travaillé plus tard en Aragon. Bien qu'il signale que sa coloration et sa ma­nière un peu lourde permettent de reconnaître facilement ses oeuvres, il publie, peut­être par erreur, le retable de la Sainte Trinité, également à San Lorenzo de Morù­nys — dont les trois panneaux la Visitation, la Mort de la Vierge et le Couronnement de la Vierge sont les panneaux du retable de la Pietà — comme le «retable de la Sainte Trinité» de Gabriel Guardia. 44 Un tel retable de la Sainte Trinité de Guardia se trouvait autrefois en effet dans une chapelle de la cathédrale de Manresa, et au temps de Sanpere à l'«Archivio de la Basilica de Manresa». Une étude soignée du texte, que Post et Gudiol Rieart ont, d'une façon curieuse, manqué de faire, 45 montre que c'est sans doute par erreur de plume que Sanpere a publié les trois scè­nes sous le nom de Gabriel Guardia, vu que dans le texte il les traite comme les oeu­vres des Solibes. L'oeuvre de Francisco Solibes, disciple de Huguet, se déploie dans le tome VII et dans les tomes suivants de l'ouvrage cité de Post. 4,i Dans ces tomes le maître catalan, dit en 1480 bariolais et établi plus tard en Aragon, figure déjà avec de nombreuses illustrations. Le modelé caractéristique de ses visages s'observe non seulement dans la représentation des apôtres et des saints, mais sur son retable de la Pietà, où la coiffure, la forme du visage et le regard perdu dans le lointain des yeux coupés en amande du donateur commerçant Juan Piquer dénotent incontestable­ment le pinceau de la même main, séparant par cela Solibes des membres de l'école de Huguet, qui, comme lui, travaillaient comme élèves dans l'atelier du maître. 47 Solibes qui, dans la représentation des figures et dans l'arrangement de l'es­42 S a n p e r e v M i q u e L S.: Los cuat roccnl is tas catalanes. Barcelone, 1906, IT, p. 198. 43 Pos t, Ch. R. : op. cit., II, 1, p. 332 et R a to 1 a, J. V. : Diccionario Biográfico de Artistas de Cataluna. Barcelone, 1953, 11, p. 266. 44 Ibid., pp. 200, 201. 15 Ce n'est (pie A. L. Mayer qui remarque l'erreur et le corrige dans une note. Gotik in Spanien. Leipzig, 1928, p. 217, note 2. 4 « VU, 1, p. 355; VIII,pp. 426-428; L\, 2, pp. 864-5; X, p. 380; XII, 2, pp. 666-7; XIII, pp. 345-349. 47 Le port rait de Piquer est reproduit chez A. L. Mayer, < rotik in Spanien, op. cil ., fig. 113.

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