Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 38. (Budapest, 1972)

HARASZTI-TAKÁCS, MARIANNE: Oeuvres de maîtres espagnols du XVe siecle en Hongrie

10. «Maître de Villalobos*: Saint Antoine. Amsterdam, Collection Sehretlen nu, en partie «par scrupule de décence», 11 à cause de la forte protestation de l'Église contre les représentations de nus, 12 et en partie sous l'influence des tendances in­ternationales pénétrant dans la peinture espagnole, à la suite desquelles on avait peint les donateurs des retables et les saints sous la figure de personnages urbains et courtois. Bernardino de Villegas, dans son ouvrage paru en 1635, 13 écrit : «. . . un abuso tan grande, coitio son pinturas des­nudas de honibres y mujeres profanas, llenas de Santas indecencias contra la pu­reza y modestia cristiana ...» Des représentations de Saint Sébas­tien, semblables à celle de Budapest, se ren­contrent dans toute l'Espagne sur les pan­neaux centraux, sur les prédelles et les volets des retables. Outre le provincialis­me du tableau de Budapest, ce fait con­tribue lui aussi aux difficultés que nous avons eu à identifier le panneau, puisque le matériel publié présente à ce degré pro­vincial de grandes lacunes. Il était évident (pie le panneau un peu simpliste mais présentant des traits caractéristiques, ne pouvait être rattaché à l'oeuvre d'un maî­tre de renommée: ses caractéristiques per­mettent de le classer dans la sphère du style international castillan ou léonais. Le costume dont est vêtu le saint se rencon­tre aussi bien en Castille qu'en Catalogne. Le chaperon que Carmen Bernis mention­ne parmi les tocques castillanes, 14 les «capirotes», le type qui descend sur les épaules, fait son apparition entre 1400 et 1435 et cesse d'être populaire après 1480. J. Covarrubias, dans son ouvrage intitulé 11 R é a u, L. : cit. p. 1 190. 12 Juan Enterian de Ayala, dans le «Pictor Christianus eruditis» prit décidément posi­tion lorsque désapprouvant qu'on représente Saint Sébastien en «oinnino nudus acapite ad calcem». 13 La Esposa de Christo. Murcia, 1035, p. 436. 14 B e r n i s, C. : El tocado masculin en Castilla. Archivo Espanol de Arte, XXII. 1949, p. 129.

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