Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 37. (Budapest, 1971)

GARAS, CLAIRE: Antonio Galli Bibiena et Franz Karl Palko

qu'aujourd'hui ils ne rappellent pas même les créations originales de Falko. 25 Seu­lement les deux tableaux extrêmes se terminant en lobe du maître-autel divisé en trois parties, le «Songe de Saint Joseph» et la «Vision de Sainte Thérèse», ainsi le tableau supérieur du maître-autel la «Sainte Trinité» et deux bustes de saint surmontant les deux autels latéraux peuvent être ratta­chés à la commande de 1746 (fig. 03 — 64). La Sainte Thérèse et le Saint Jo­seph sont des oeuvres caractéristiques et importantes de Falko, subsistant dans un état de conservation relativement bon. Ce sont des oeuvres monumen­tales, d'une force dramatique, où l'influence de Piazzetta se fait décidément valoir, aussi bien dans le modelé des figures que dans la composition et le traitement de la lumière. Ce trait piazzettesque dans l'oeuvre de Palko fut relevé et accentué par presque tous les critiques de son temps, et c'est en partie à cette parenté stylistique que l'on peut attribuer l'hypothèse selon laquelle Palko aurait séjourné en Italie où il put étudier directement les maîtres vénitiens, en premier lieu Piazzetta. 20 Selon l'Italien Bianconi, le tableau d'autel de Dresde de Palko, l'«Invention du cadavre de Saint Jean» (Hofkirche) semblait presque une oeuvre de Piazzetta, 27 et c'est le maître vénitien qu'évoque par sa composition et ses types aussi le tableau d'autel de l'église des Trinitaires de Pozsony. Etant donné que les biographes de l'époque ne parlent point du voyage en Italie de Falko, et qu'aucune preuve ou donnée immédiate n'existe relativement à ce voyage, c'est en partie aux gravures très répandues, et probablement à Federigo Bencovich travaillant en Autriche, que l'on peut rattacher les efforts artistiques très spécifiques de Palko. Le Dal mate Benco vich vécut et travailla à Vienne de 1710 à 1743 environ, et on sait aussi qu'il y avait enseigné la peinture. 28 Cette pério­de de son activité artistique est jusqu'à nos jours assez inéclaircie, on ignore entre outre ses relations avec les peintres viennois, ainsi il n'est aucunement surpre­nant que parmi les oeuvres qui lui sont attribuées plusieurs posent certains problèmes. T. Jonescu, puis à sa suite G. Gamulin et R. Pallucchini ont classé dans l'oeuvre de Bencovich les deux tableaux du musée de Sibiu («Saint Pierre ressuscite l'infirme» et «Socrate dans la prison»), et ces tableaux ont figuré sous son nom. en 1969, à l'exposition de Venise, intitulée «Dal Ricci al Tiepolo» (fig. 25 En ce qui concerne les peintres des tableaux d'autel de Tata, les informations étaient jusqu'à présent contradictoires et incomplètes. Dans certaines publications le maî­tre-autel esl cité comme l'oeuvre de J. C. Auerbach, peintre viennois et de Caspar Reisner, peintre de Tata. Palko figure comme le maître du tableau de l'autel latéral de Sainte Im­maculée et de la fresque <le l'entrée, représentant Saint François. Voir ( i a r a s, K. : op. cit. p. 201 ; R a d o s, J. : Tata. Városképek-Műemlékek (Tata. Vues de villes — Monuments his­toriques). Budapest, 1964, p. 134; G e n t h o n, T.: Magyarország művészeti emlékei (Les monuments d'art de la Hongrie). Budapest, 1959, I, p. 383; G i 1 y e n, N. : A tatai kapuci­nus templom (L'église des Capucins de Tata). Művészettörténeti Értesítő, VI, 1957, p. 302. Ainsi cpie le témoigne l'ancienne photographie, la petite peinture murale de l'entrée, très faible et aujourd'hui déjà invisible, devait être l'oeuvre d'un peintre local de Tata, alors que le tableau d'autel de l'immaculée, d'un coloris clair et de bonne qualité, peut être identifié comme l'oeuvre de Gianbettino Cignaroli (voir dans les n os suivants du Bulletin). 26 M a riet t e, P. J. : op. cit., IV, p. 71; G a r a s, K. : op. cit., Acta Históriáé Artium, 1961, p. 236, 250. 27 B i a n c o n i, G. L. : Opère. Milano, 1802, TV. p. 165. «Chi non lo sa, direbbe che e opera del Piazzetta tan to e nella sua maniera tutta macchia e foco.» 2S O. Anton Urlaub, peintre de Wurzbourg, qui dans ces temps-là étudia à Vienne, écrit en 17159: «Wann nun aber ich bey dem Berühmten Italienischen Mahler Herrn Ben­covich von darumber grösseren progresses machen könnte, alldieweilen bey diesen weni­gere, bey der Kays. Frey en Hof-Academie aber weit mehrere Seholares sich befinden, infolglich Bencovich mehrere Zeit für mich anwenden würde.» Il u n g e, W.: G. A. Ur­laub. Würzburg. 1919, p. 9.

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