Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 37. (Budapest, 1971)

SZABÓ, NICOLAS: Contribution a la question des ateliers de terre cuite béotiens de l'époque classique tardive

figure même fut, après le moulage, enduite d'une fine couche d'argile (sur le n° T. 735 il semble qu'une solution d'argile ait été étendue sur la surface avec l'aide d'un pinceau) et ce procédé a produit une différence sensible de la qualité au désa­vantage des figurines de Kabirion. Donc les trois premières figurines du Musée des Beaux-Arts furent fabriquées vraisemblablement à Tanagra. Bien que pour le moment nous ne connaissions pas de restes d'ateliers de cette ville, les trouvailles livrées par la nécropole plaident unanimement en faveur d'une fabrication locale. 10 Grâce aux découvertes récentes les antécédents mycéniens de la coroplathie de Tanagra sont du moins probables. 17 La première grande époque de splendeur des ateliers était l'époque archaïque, puis un renouveau de prospérité eut lieu au IV e siècle av. n. è. 18 Le n° T. 783 est une oeuvre sortie de l'«atelier de Kabirion», qui — comme il s'ensuit logiquement de la situation géographique du sanctuaire — a fonctionné sans doute à Thèbes. Les témoins les plus caractéristiques de son activité sont les figurines d'animaux, trouvées en grande masse qui, à l'encontre du répertoi­re des types communs à toute la Béotie, présentent une vraie couleur locale. 19 D'après ses particularités techniques, c'est à cet atelier qu'on peut rattacher une autre pièce du Musée des Beaux-Arts (50.90 — fig. 8). Sauf son attribut (l'éphè­be tient dans sa main gauche un lièvre) elle est une analogie du type des éphèbes au coq ; ses proportions la classent incontestablement dans la dernière période de ce type de figurines, or la tête étant absente, il est impossible de préciser le type. 20 Quant à l'atelier du n° 50.303, il semble absolument logique de le chercher à Locride Oponte, néanmoins une localisation plus précise est pour le moment à peine possible. En dehors des objets de Halai, ce ne sont que des trouvailles isolées moins importantes qui nous permettent de nous former une idée de la coroplathie de Locride. 21 La situation se complique aussi par le fait que le matériel de terre cuite de la nécropole de Halai n'est lui non plus homogène: dans chaque période sont présents des exemplaires de couleur rouge brique et jaune pâle, auxquels viennent s'ajouter les pièces tardives d'une argile grise sal. 22 Cette gamme de couleurs peut être complétée de la couleur brun foncé des figurines de Malesina. 23 Si nous ajoutons à tout cela que les couleurs rouge brique et brun foncé de l'argile sont fréquentes à Phocide également, c'est avec plus de réserve encore que nous devons aborder la question de la localisation des ateliers de Locride et de Phocide. 24 16 Faute de monographie, voir à ce sujet : T h o m p s o n, D. B.: Tanagra (mot ru­brique dans Enc. dell'Arte Antica). 17 Cf. M a r i n a t o s, S. : AAA, 2, 19(59, p. 20 et suiv. : S p i r o p o u 1 o s, Th. : AAA, 3, 1970, p. 184 et suiv. 18 T h o m p s o n, I). B. : op. cit. ; Knoblauch, P. : op. cit., passim. 19 A ce sujet pour le moment : W o Iter s, P. : AM, op. cit. 20 50.96 Haut. : 25,(i cm. La tête manque. Argile entièrement brun rougeâtre. Engobe­blanche, traces de couleur rouge foncé sur le corps, sur le socle deux stries rouges sur fond blanc. Le manteau était peut-être blanc. Sur le dos non travaillé grande ouverture rectan­gulaire. Pour le style et les dimensions cf. les pièces citées sous les n os 7 et 8 du Supplément. Ephèbes tenant un lièvre appartenant au matériel de Kabirion: W o 1 t e r s, P. : AM, op. cit. p. 361. — Pour le type de Locride différant de celui-ci cf. le n° 34 du Supplément. 21 Halai, p. 365 et suiv. — Sur d'autres trouvailles ibid., note 1, et en outre ici la note 14 et le n° 34 du Supplément. 22 Halai, p. 371. — La figurine de Budapest appartient au groupe des terres cuites jaune pâle de Halai. 23 Cf. le n° 34 du Supplément. En outre M. N. d'Athènes 5676. 24 Voir avant tout les terres cuites de la nécropole d'Exarcho (Musée de Chéronée, cf. note 2). Dans le matériel de terres cuites mises à découverte sur le Parnasse, dans l'antre Corycien, on l'encontre parmi les pièces «béotisantes» également des exemplaires dont la couleur de l'argile est rouge brique et brun foncé. J'exprime ici mes remerciements à M. Pierre Amandry. C'est grâce à lui que j'ai pu étudier ces terres cuites. (Cf. la pièce de

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