Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 36. (Budapest, 1971)

BISI, ANNE MARIE: La collection d'antiquités puniques du Musée des Beaux-Arts de Budapest

gardent Tengőbe rouge — marque de haute antiquité — des poteries phénico­chypriotes et palestiniennes les plus anciennes. S'il n'y a presque rien à noter à propos des n os 16 — 21, qui imitent des formes hellénistiques très répandues, et par conséquent assez banales, et l'on peut dire la même chose des nos n os 22, 33, répétitions stéréotypées des pots à anse ou à oreillette pour la préhension connus dans les poteries fie tout le monde, et en particulier dans le milieu indigène tic l'Afrique du Nord avant (et après) la colo­nisation sémitique, un traité un peu plus long demandent les n os 1 — 6, 8 — 0. Ils sont issus tous de la même souche, œnochoé avec renflement au cou trapézoïdal, panse sphérique ou piriforme, lèvre étalée en champignon (dite en général «à bo­bèche»), petite anse tubulaire façonnée en anneau, qui est déjà présente dans le mobilier des tombeaux chypriotes, et qui se retrouve flans une forme identi­que à notre exemplaire n° 0 à Rachgoun et à Mersa Madakh, sur le littoral oranais, 34 à Mogador sur la côte atlantique du Maroc, 35 et dans sa variante la plus proche des bilbils syro-paléstiniens du I er millénaire, à Malte, 36 en Espa­gne, 37 à Carthage, 38 à Utique, 39 c'est-à-dire dans tous les lieux atteints j)ar les premières vagues (h; la colonisation phénicienne du VIII e siècle av. n. è. Les autres vases du Musée des Beaux-Arts ne présentent pas des éléments particuliers qui méritent en général une analyse plus poussée que celle que nous leur avons consacrée dans les pages précédentes. On remarquera toutefois les mamelons appliqués sur la cruche n" 11, qui même pour la forme élégante et allon­gée, seulement un peu trapue sur la panse, se rapproche des cruches chypriotes an­thropoïdes dont on connaissait jusqu'à présent en milieu punique les seules imi­tations tardives du III e siècle av. n. è. de Gouraya. 40 Si la céramique punique est encore peu connue, surtout dans ses développe­ments les plus anciens, bien que Pierre Cintas et, plus récemment, Jodin 11 et Vuillemot 42 et moi même 13 nous lui avons consacré beaucoup fie pages flans nos travaux d'ensemble, on peut dire à peu près la même chose fies terres-cuites tics colonies phéniciennes: cet immense domaine où s'entrecroisent les influences venant de Sicile avec les héritages égyptiens et chypriotes, et les créations ale­xandrines, reste insuffisamment exploité. 44 34 Vuillemot, G.: Reconnaissances, cit., p. 69, fig. 18, n°" 12, 16; pp. 71, 108. 35 J o d i n, A.: Note sur rétablissement pré-romain de Mogador: Bull. d'Archéol. Marocaine, II, 1957, p. 21 et suiv., fig. 9 b. 38 B a 1 d a c c h i n o, J.-G. : Punic Hock Tombs near Pawla, Malta: P. B. S. R., XIX, 1951, p. 15, fig. 8, n. C 2; id., Rock Tombs at Ghajn Qajjet, cit., p. 35, fig. 4, n° Ü 1. 37 N i e m e y e r, H. G. et autres: Altpunische Funde von der Mündung des Rio Algarrobo, cit., p. 82, fig. 7. 38 C i n t a s, P.: Céramique punique, cit., n° 81. 39 C i n t a s, P.: Nouvelles recherches à Utique: Karthago, V, 1954, fig. 49. 40 C i n t a s, P. : Céramique punique, cit., pl. LVIII, n 08 21 — 23. Pour les comparaisons chypriotes voir Gjerstad, E.: The Swedish Cvprus Expedition, IV, 2, cit., fig. XXXIX, 15; XLII, 5. 41 J o d i n, A. : Mogador comptoir phénicien du Maroc, cit. 42 V u i 11 e m o t, G. : Reconnaissances, cit., passim. 43 B i s i, A. M.: KynPIAKA, cit.; ead., Aspetti e problemi délia ceramica punica arcai ca dipinta, cit.; ead., L'irradiazione semitiea in Sicilia, cit.; ead., La ceramica punica. Aspetti e problemi. Napoli, 1970. 44 Sauf peut-être quelques-unes des catégories d'objets cultuels les plus répandus, comme les disques à gâteaux (M. A s t r u c), les plaquettes de femmes se soutenant les seins (R i i s, Pest; e), les ex-votos façonnés en colonne d'Ibi/a et de Sardaigne, les bustes-thymiatéria (B i s i), etc.

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