Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 34-35. (Budapest, 1970)
URBACH, SUZANNE: La «Vierge de Douleur» de Hans Baldung Grien au Musée des Beaux-Arts
57. D'après Hans Baldung Grien: La Déploration. Vitrail. Freiburg, Augustinermuseum dans le coeur de la Vierge (fig. 51) que les surpeints postérieurs ont fait disparaître et qu'une future restauration est susceptible de faire reparaître. La radiographie ne montre pas la poignée du glaive qui, à en juger par les proportions du glaive, devrait être plus loin à gauche. En tout état de cause, la tradition du type de tableau demandait que le glaive soit représenté en entier. 5,1 Le dessin fragmentaire de Francfort (fig. 50) atteste lui aussi que la représentation naturaliste du motif a beaucoup préoccupé Baldung. L'incertitude de la datation du dessin nous interdit de prétendre qu'il était une esquisse préparatoire faite en vue du tableau de Budapest, 55 Toutefois la ressemblance entre l'attitude et la forme des mains de la Vierge et la Vierge de la Déploration du Christ mort de Berlin (fig. 41) est digne d'attention. Baldung a amalgamé les types alsaciens et nurembergeois de la Mère de Douleur importés à Fribourg. La survivance locale de ce type de tableau trouve sa preuve dans la représentation analogue la plus tardive, sortie de l'atelier de Ropstein, datant de la fin de la deuxième décennie du siècle (fig. 52). 56 Quant à la question de savoir comment se présentait le pendant perdu du tableau de Budapest, le vitrail du musée de Carlsruhe figurant l'Ecce Homo ne nous 54 Vu que le bord droit du panneau est intacte et que le bord non-peint existe il est possible que ce soit Baldung même qui avait repeint le glaive. Ce n'est que la restauration du tableau qui pourra résoudre ce problème. 55 Cf. note 44. 56 B a 1 c k e - W o d a r g, E.: op. cit., pp. 181, 182.