Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 32-33. (Budapest, 1969)

CHICHKOV, LUDMIL: La restauration de la copie du «Jardin des Délices» de Jérôme Bosch

opération nous avons employé une solution de diméthyle-formamide HCON(CH 3 ). Pour neutraliser le diméthyle-formamide nous avons utilisé de l'essence de vernis et de l'huile à base de térébenthine. La restitution de la beauté esthétique du tableau s'est avérée une tâche parti­culière. Nous avons, à titre d'essay, complété jusqu'à présent un petit détail (fig. 48): sous la retouche nous avons préparé le mastic d'une craie blanche, d'alcool polyvinylique et de peu de solution de résine. La retouche a été faite selon la technique de l'aquarelle (fig. 49.) Ce procédé traditionnel bien qu'il ait été très effi­cace, n'a pas résolu le problème dont nous étions en présence. A savoir, à cause des grandes lacunes et des surfaces fort usées, les méthodes jusqu'ici en coutume ne purent pas être appliquées à notre tableau. Avec cette méthode les parties origina­les ne se détacheraient pas des parties complétées d'une part, et d'autre part la reconstitution complète ne serait pas authentique, puisque la composition du tableau diverge à plusieurs endroits de l'original conservé au Prado. Il fallait donc choi­sir une solution qui permetterait de distinguer la partie originale de la partie complé­tée et qui, en même temps conférerait au tableau un aspect homogène et plaisant. Après plusieurs consultations et discussions nous avons décidé d'adopter le systhè­me suivant : couvrir les surfaces, où seulement la toile ou quelques îlots fragmentai­res sont visibles, d'une couche blanche (craie et alcool polyvinylique), de sorte que l'effet gênant de la toile aux taches sombres disparaisse, mais que sa facture soit conservée. Sur cette première couche claire il est possible d'employer une retouche embrée de traits («rigatura»). De cette façon entre la couche de couleurs originale et la surface de la retouche se produirait une différence de niveaux nettement vi­sible, mais la composition créerait une image optique homogène. Les îlots des couches de couleurs subsistantes permettent de conclure à plusieurs endroits aux formes du dessin et de la composition originale. D'après ce principe et avec l'aide des analogies dont nous disposons, quelques détails pourront être fidèlement recons­titués. Sur les surfaces originales usées on pourrait employer par endroits une retouche de points. (C'est ici que nous désirons signaler pour l'avenir que la retouche à aquarelle peut être facilement éliminée.) En vue de conserver plus sûrement la couche de peinture et de donner plus d'éclat aux couleurs, nous devons recouvrir la surface du tableau restauré et déjà terminé d'un vernis de dammar contenant de la cire d'abeille blanchie. C'est ici que je tiens à exprimer ma gratitude au Dr. Hermann Kühn pour l'aide précieuse qu'il a bien voulu nous apporter par l'analyse chimico-physique du pigment, ainsi qu'aux collègues qui avec leurs conseils et leurs opinions nous ont aidé à établir la méthode correcte de la restauration. LTJDM1L CHICTIKOV

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