Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 32-33. (Budapest, 1969)

LEVÁRDY, FRANÇOIS: Abraham et les trois anges

En 1355, la reine Elisabeth fit construire pour le prévôt et le chapitre une nou­velle église grande et richement décorée non pas sur l'emplacement ancien, mais un peu plus loin de celui-ci. 26 La vieille église en ruines aj'ant corrompu l'aspect de la nouvelle cathédrale, László Karai, prévôt d'Óbuda, avait demandé, le 9 janvier 1471, au pape Paul II l'autorisation de démolir la vieille église. Le 20 août 1483, le roi Mathias adressa au pape Sixte IV la même demande : 27 les Paulistes désirèrent utiliser les pierres sculp­tées de l'église, en ruines depuis 200 années, pour la construction de leur couvent de Fejéregyháza. Au temps de la domination ottomane, puis après les guerres d'indépendance, les pierres de l'ancienne église et de la nouvelle cathédrale gothique furent empor­tées par les habitants. Leurs dernières vestiges disparurent au temps des grandes constructions du XVIII e siècle. Lors des fouilles exécutées en 1935 et 1956/57 on n'avait dégagé que les fondements de la cathédrale gothique, et la première cathé­drale située au nord de ceux-ci ne nous sont connue (pie par des sources écrites. L'urbanisation d'Óbuda est susceptible de mettre au jour les restes cachés de la riche église. Nous ne possédons aucune preuve du fait que la pierre sculptée découverte à Kalocsa ait en effet orné la cathédrale collégiale d'Óbuda. Or, connaissant les frag­ments rassemblés sur le territoire de Buda et les données fournies par les sources écrites relatives à la cathédrale d'Óbuda, nous y ajouterions aussi la dalle sculptée. La révision de notre hypothèse sera la tâche des fouilles envisagées dans les années prochaines qui pourront fournir encore d'autres données à l'un des chapitres les plus riches de l'histoire de l'architecture hongroise. FRANÇOIS LE VÁRD Y 26 «t.. . Duas solempnes eeclesias, imam pro eollegio prepositi et capituli predic­torum nos regina de nos tri s sumptibus reginalibus de novo edificare et construi fecimus.» — C'est de cette église qu'écrit Ranzanus (Epitome rerum ungaricarum) : «In illa Veteri Buda, quae vicatim hodie habitatur, basilica quaedam est, aedificiis, opereque, atque artificio superba, digna profeeto, quae non in illo loco pene deserto, sed in qua vis egregia urbe fuisset erecta.» 27 «. . . Ut muros Budensis ecclesie alias per infidèles Turcas combustos et devas­tates demoliendi et ad solum equandi liberam facultatem et licentiam concedere et indul­gere dignemini : ... dictique vedireres muri aspectum nove ecclesie multum habeant deformem reddere, quam alias est et edificiis et ornamentis dignissima ...» V. la lettre du roi Mathias dans Monument a Episcopatus Vesprimiensis, T. III, 285: «... est in Veteri Buda quoddam templuni iuxta ecclesiam praepositure Budensi vetustate oollapsum, ... in quo plures columno solo obrute iacent.»

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