Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 31. (Budapest,1968)

HARASZTI-TAKÁCS, MARIANNE: Nouvelles données relatives a la vie et a l'oeuvre de Sofonisba Anguissola

la correspondance avec le pape, cette «virgo virtuosissima» ait eu des enfants illégaux. Pour pouvoir rassembler avec plus de précision les données défectueuses de sa vie, il nous faut compter avec les erreurs de ses biographes qui ont établi sa date de naissance d'après la feuille d'album de Van Dyck, d'une part, et d'autre part il nous faut utiliser quelques données publiées il y a quelques dizaines d'années dans les sources espagnoles, qui, sous leurs rapports avec la biographie de Sofonisba Anguissola étaient négligées. Jusqu'à présent c'est l'année 1580 qui figurait comme date de son mariage. Il est certain qu'en 1568, lorsque Vasari rendit visite à la famille, Sofonisba était encore jeune fille. Mais, dans le codicille de son testament, la reine Isabelle légua à la peintresse 3000 ducats «para ayuda de su dote y casamiento». 42 Cette donnée était notée dans les archives de la chambre espagnole en 1571, pourtant la reine était, en 1568, déjà morte. Il y figure aussi que le versement de cette «dot» aurait dû être effectué en 1569, mais qu'à cause du manque d'argent il n'eut pas lieu. Sanchez Canton a trouvé des données relatives à des versements ultérieurs jusqu'en 1574. Il serait donc imaginable que la peintresse se soit mariée déjà après 1568, mais il est plus probable que la reine décédée à l'âge jeune, ait désiré assurer déjà antérieurement la dot de sa dame d'honneur préférée (les sources espagnoles parlent de Sofonisba toujours comme de «Dama de la Reina Don a Isabel»), Cette donnée semble elle aussi étayer la supposition selon laquelle l'année de naissance de la peintresse dame d'honneur soit plus proche de 1535, que des années 1527—1528, mais il se peut aussi qu'elle soit née vers 1540. C'est en faveur de cette date que plaide aussi l'histoire de la vie ultérieure de la peintresse. A savoir, Fabrizio Moncada décéda peu après leur séjour de quelques années à Palerme. Sofonisba dut séjourner à Palerme pendant quelques années en tout, et après la mort de son mari, dési­ra, en 1583 ou au début de 1584, retourner à Crémone. Soprani nous renseigne que la veuve s'embarqua sur un bateau génois pour se rendre dans sa ville natale. Le capitaine du bateau, Orazio Lomellino, l'entoura tellement de ses soins qu'à la un du voyage la peintresse accepta son offerte de mariage. «C'est ainsi qu'elle demeura avec nous» (à Gênes) — termine l'histoire Soprani et ajoute le sonnet que Don Angiolo Grillo écrivit pour Sofonisba. Il nous renseigne en outre qu'un de ses autoportraits se trouve dans la maison de Gio. Girolamo Lomellino à Gênes. Et parmi les abonneurs du livre paru en 1768 on voit figurer le nom d'Agostino Lomellino, un descendant de la famille. 43 Étant donné que les sources placent à 1584, l'arrivée à Gênes de la peintresse, c'est dans cette année que le mariage dut avoir lieu avec l'accord de la cour d'Espagne et accom­pagné d'un nouveau don. Du fait que le capitaine fit ériger, en .1632, dans l'église San Giorgio dei Genovesi de Palerme un épitaphe en marbre à la mémoire de sa femme décédée, 44 s'ensuit non seulement qu'il dut être bien plus jeune que sa femme, mais aussi qu'au moment de leur mariage romantique la veuve avait plutôt quarante et quel­ques années et non cinquante. Si la tradition et les sources étaient correctes, l'année 1540, 42 S^à nchez — Canton, F. J.: Los pintores de los Reyes Católicos. Boletín de la Soci­edad Espafiola de Excursiones. XXII. 1914, pp, 149-150. Cette première donnée date du 12 mars 1571. Voir les autres annotations concernant le versement: Libro I. de la Cámara (Con­sejo, sign. 25/e) fols. 178, 179 323. Libro II. fols. 58, 108, 127. 43 S o p r a n i, E. : op. cit., p. 415. Cet autoportrait est cité, du reste, aussi par Lanzi (L a n­z i , L.: Storia Pittorica délia Italia. Firenze, 1844 (4e éd.) IV, pp. 122—123 et II, p. 392. 44 Le texte est publié dans l'article cité de C o o k, H., p. 228. «Sophonisbae uxori ab Anguis­solae Comitibus ducenti origine, parentum nobilitate, forma extra-ordinarisque naturae dotibus in illustres mundi mulieres relatae ac in experimendis hominum imaginibus adeo insigni ut parem aetatis suae neminem habuisse sit acstimata, Horatius Lomellinus ingenti affect us maerore decus hoc extremum, et si tantae mulieri exiguum, mortalibus verum maximum dicavit, 1632.»

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