Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 30. (Budapest,1967)
HARASZTI-TAKÁCS, MARIANNE: Compositions de nus et leurs modeles
51. Cornelis Cornelisz. van Haarlem: L'âge d'or, 1614. Budapest, Musée des Beaux-Arts restées. C'est sans doute pour exécuter ses modèles et ses ébauches que le sculpteur avait employé la poupée qui a conservé aussi sa couverte de toile effilochée et dont les différentes perruques ont pu être utilisées pour le modelage des figures féminines aussi bien que masculines. Le fait que dans la peinture néerlandaise du XVII e siècle le mannequin a été un expédient important des artistes est démontré par la poupée articulée, représentée sur le côté droit du tableau de Dresde de A. van Ostade, peint en 1663, et intitulé «Le peintre dans son atelier», 77 tableau cité par Julius Schlosser dans son article traitant des ateliers de peintres de la Renaissance. Ces mannequins furent utilisés aussi par les peintres de genre, ce qui peut être aisément observé, grâce aux directives de Grinten, sur les tableaux de Buytewech, de Terborch, de Jan Steen et d'autres. Le mannequin est resté, encore au XVIII e siècle, l'instrument de travail des peintres. On le voit sur le tableau de Hubert Robert représentant un atelier 78 et conservé au Musée Boymanns van Beuningen de Rotterdam, sur les tableaux de Johann Georg Platzer, intitulés «Atelier eines 77 Chêne, 38x35,5 cm. Passé, en 1754, de la collection de La Bouxière à la Galerie de Dresde. N° d'inv. : 1397. 78 «Atelier de peintre», signé H. R. 17 . . . Toile, 37x46 cm. N° d'inv.: 2586. Sur le côté gauche du tableau on voit un mannequin. Le tableau représente sans doute l'atelier de Hubert Robert au Louvre.