Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 30. (Budapest,1967)
HARASZTI-TAKÁCS, MARIANNE: Compositions de nus et leurs modeles
49. Cornelis Cornelisz. van Haarlem: Le jugement de Paris, 1628. Budapest, Musée des Beaux-Arts sion de Jan Basse le Vieux qui possédait une importante collection. On retrouve une «Gliederpuppe» parmi les objets de Hendrik Mandewyll, 69 mis, en 1653, en gage et appréciée à dix florins hollandais. Cette somme était équivalent au prix d'un tableau moyen du peintre, mais sans cadre. C'est parmi ceux-ci qu'il convient de classer le mannequin de Johannes van Renialme, qui valait cent florins et que nous avons mentionné à propos du mannequin de Dürer, qui, certes, était plus finement exécuté. 7 " Un tel mannequin figure, en 1671, dans l'inventaire des instruments de peinture de Lodewijk van der Heist, 71 et parmi ses objets transportés chez sa mère on trouve sous le n° 17 un mannequin de bois, et sous le n° 42 un mannequin recouvert de toile. Lodewijk van der Heist, né vers 1642, était le fils du célèbre peintre Bartholomeus van der Heist, on peut donc présumer que ces objets provenaient de la successions de son père, le mannequin s'étant avéré un accessoir coûteux et durable des artistes. Les autres objets de sa succession (une «Venus» de Cornelis van Haarlem) et les nombreux ouvrages théoriques du cinquecento — le «Schilder-boek», un exemplaire des «Métamorphoses» — attestent qu'il dut hériter aussi d'autres objets ayant appartenu à l'atelier de son père. Une «Gliedurpuppe» figure en outre dans l'inventaire, dressé à Amsterdam, de la succession de Jacobus van Dorsten, décédé en 1678 «een Leeman». 72 Adriaen Huybertsz. 69 Ibid., III, p. 760, n° 10. 70 Ibid., I, p. 239. 71 Ibid., II, p. 398.