Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 29. (Budapest,1966)
BALOGH, YOLANDE: Statues gothiques allemandes
52. Disciple de Veit Stoss, début du XVI e siècle: Vierge (détail) Budapest, Musée des Beaux-Arts tard toute la composition deviendra une formule raidie et maniériste, mécaniquement répétée. Le deuxième prototype est une statue en grès de Francfort (fig. 59), qui provient également de Wurzbourg (Stiftskurie), et qui, à vrai dire, est la version en contrepartie 58 du type précédent (premier type), avec certaines modifications — de quelque sorte dans le sens des compositions de la «Double Vierge». Cette transformation a beaucoup enlevé de la beauté de la conception originale mais, il semble, elle est devenue sous cette forme plus accessible à tous, on pourrait même prétendre, plus gothique. C'est ce qui explique le grand nombre des versions et des répliques qui, finalement, ont abouti à une raideur et à un maniérisme aride. La statue de Schweinsdorf, donc celle qui est aujourd'hui au Musée de Budapest, appartient au deuxième type et se rattache le plus immédiatement à la statue en grès de Francfort. C'est ce qui se manifeste dans l'attitude de l'Enfant Jésus, de même que dans le jet de la draperie. Par contre la tête de la Vierge est toute autre : dans ses traits sobres à la paysanne le sentimentalisme mélancolique du type de visage riemenschneiderien est absolument absent. Le large visage, ainsi que le buste aux épaules étroits rappellent la Vierge de Volkach 511 (Vierge du Rosaire 1522, église de Kirchberg près de Volkach), 58 On rencontre des compositions de la Vierge en contre-partie déjà dans la sculpture française du XIV e siècle (Balogh, J. : Vierges gothiques françaises. Bulletin du Musée Hongrois des Beaux-Arts, n° 25, 1964. pp. 38—46). 5S B i e r, J.: Tilman Riemenschneider, I. Augsburg, 1925. pl. 35 (Schnitzer der Volkacher Mutter Gottes im Rosenkranz, 1522—1524).