Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 29. (Budapest,1966)

BALOGH, YOLANDE: Statues gothiques allemandes

Stoss (fig. 54). Les motifs des plis du manteau de la Vierge sont empruntés aux oeuvres de Stoss: l'aile arquée du manteau retombant de l'épaule gauche de la Vierge, avec les plis étalés sur le sol et entourant de ses volants les pieds, répète presque littéralement la gravure sur cuivre de Stoss 47 (fig. 53), le pan du manteau retombant du bras droit est, lui aussi, un élément typique de Stoss. Le type de tête de l'Enfant se rapproche de l'Enfant de la gravure sur cuivre. Les traits du visage de la Vierge (fig. 52) — surtout la bouche et le nez — rappellent la Vierge de Stoss de Londres 48 (Victoria and Albert Museum) et la Vierge du bas-relief de Bamberg représentant l'Adoration du Christ, 4<J tandis que l'Enfant évoque la «Hausmadonna» 50 (Nuremberg, Germanisches Museum). C'est sans doute un disciple doué de Veit Stoss qui l'a sculptée au début du XVI e siècle. La sculpture taillée avec un soin allant jusqu'aux moindres détails est d'une qualité bien au-dessus de la moyenne. Sa structure pleine de verve est rehaussée avec effet par le socle en chêne origi­nal, une colonne torse s'élevant sur une base octogonale. C'est à Nuremberg et Innsbruck que se rattache l'activité artistique de Leonhard Magt (f 1532). Magt est un maître modeste peu connu. Il travaillait surtout à Mühlau près d' Innsbruck, dans l'atelier de Stefan Godl, où il taillait, d'après les dessins de Jorg Kölderer, des modèles en bois pour Godl qui s'en servait pour ses fontes de bronze. 1,1 C'est selon cette méthode que fut exécutée, entre 1518 et 1521, sur commande du prélat Melchior Pfinzing, la Vierge en bronze (fig. 55). de l'église Sebaldus de Nuremberg. 52 Le dessin fut fait par Jörg Kölderer, peintre de la cour, et le modèle en bois fut taillé par Magt, pour être finalement fondu par Godl. Magt participa aux grands travaux de l'ate­lier Godl où furent exécutées les statues du monument funéraire de l'empereur Maximilien à Innsbruck. C'est lui qui a taillé les modèles en bois pour être fondues en statues, également d'après les dessins de Jörg Kölderer. Deux de ces statues, la Sainte Tarsitia et la Sainte Ermelinde, 53 sont particulièrement proches de la Vierge en bronze de Nuremberg, tant par la structure de la figure que par le type de tête. Au même groupe appartient une Vierge sculptée en bois 54 (fig. 56) qui, quant à son type, répète pour ainsi dire la statue de la Vierge de la Marien-Kapelle de Wurzbourg 55 (1482), mais en contre-partie et dans un style bien plus tardif. Les larges formes du visage de la Vierge de Budapest (fig. 58), sa structure lourde rattachent cette statue immédiatement à la Vierge en bronze de Nuremberg et aux deux saintes d'Innsbruck, la Sainte Tarsitia (fig. 57) et la Sainte Ermelinde, tandis que l'Enfant est le pendant de l'Enfant de la statue de bronze de Nurem­berg: leur attitude et les types de tête sont presque identiques. Comme il est à présumer, la statue de Budapest est une oeuvre de jeunesse de Magt, elle précède en date la sta­tue de bronze de Nuremberg, vu le type de tête de la Vierge et la draperie dont le style est plus gothique. Et ce n'est pas d'après le dessin de style renaissance de Kölderer 17 Baumeister, E. : Veit Stoss. Berlin, 1913. pl. V. — Graphische Gesellschaft, XVII. Veröffentlichung . 18 L u t z e, E. : op. cit. fig. 52. 49 Lutz e, E. : op. cit. flg. 64. 50 Lossnitzer. M. : Veit Stoss. Leipzig, 1912. pl. 40. :>1 L u e r, H. : Technik der Bronzeplastik. Leipzig, 1903. p. 55. 52 Lutze, E. : Die Nürnberger Pfarrkirchen Sankt Sebald und Sankt Lorenz. Berlin, 1939. pp. 37, 41, flg. 11. 53 O b e r h a m m e r, V. : Die Bronzestandbilder des Maximiliansgrabmals in der Hof­kirche zu Innsbruck. Innsbruck, 1935. flg. 162, 164 (Sainte Tarsitia), flg. 190—193 (Sainte Ermelindis). 54 NO d'inv. d u dépôt: 4031. Bois, non colorié. Hauteur: 129 cm. Un petit morceau du pied droit de l'Enfant Jésus manque, le sceptre qu'il tient dans sa main gauche est fragmentaire. Elle provient de Iregszemcse, du château des Kornfeld. 55 Knapp, Fr. : Riemenschneider. Bielefeld —Leipzig, 1935. flg. 2.

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