Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 29. (Budapest,1966)

BALOGH, YOLANDE: Statues gothiques allemandes

schnitt) du milieu du XV e siècle (fig. 47), avec l'emblème de l'abbaye de Kaisersheim (autrefois dans la collection de T. O. Weigel) ; gravure sur bois 11 (fig. 48) du deuxième quart du XV e siècle, également avec l'emblème de l'abbaye de Kaisersheim près de Donauwörth (autrefois dans la collection de T. O. Weigel). Les dessinateurs de toutes trois gravures s'efforcèrent tous de rendre fidèlement l'apparition, et représentèrent dans leurs compositions finement dessinées et très expressives l'union du Christ se penchant de la croix et du saint humblement agenouillé devant lui. Particulièrement significative et profonde est la composition réduite à l'essentiel de la gravure sur métal non coloriée. Sur le vitrail en grisaille (fig. 49) du couvent cistercien de Wettingen 42 (première moitié du XV e siècle), au sujet central, donc aux personnages de l'apparition, s'ajoutent des figures secondaires, de gauche les confrères en prière de Saint Bernard, et de droite un supérieur agenouillé avec la crosse qui est, pour ainsi dire, désigné aussi par son blason. Ce fut sans doute le supérieur du couvent qui fit la commande du vitrail. Le type iconographique des gravures était dominant encore dans la seconde moitié du XV e siècle. Ce type est suivi d'un tableau 43 provenant de F église des Augustins de Nuremberg (Klosterkirche der Augustinereremiten), l'un des volets de l'ancien maître-autel (1487 — Nuremberg, Germanisches Museum). C'est encore à la pratique des couvents cisterciens que se rattache notre bas-relief. 14 Sa composition répète le type évolué dans les gravures sur bois, mais dans une version plus froide. La transposition en sculpture de la composition plane — un problème fort difficile — a refroidi la chaleur immédiate du type original. La pose des figures princi­pales est restée la même, mais les gestes ont changé. Les gestes d'étreinte et d'enlacement se sont transformés en gestes d'appui et de soutien, ce qui eut pour conséquence que le contenu a perdu sa signification. Le thème s'est modifié aussi au point de vue de l'ico­nographie. La tête de Saint Bernard de Clairvaux est un portrait caractéristique, celui du supérieur qui fit la commande. Il est présent non comme un personnage secondaire, mais pour ainsi dire sous l'aspect du saint, donc du personnage principal. Les caractéristiques de la tête (fig. 51), ainsi que les détails de la draperie rappellent la manière de Stoss. 45 Or, l'influence de Veit Stoss s'est répandue dans une aire tellement large que nous ne pouvons guère conclure au lieu d'origine de notre maître. Le plus probable est pourtant l'école franque. C'est dans ce milieu que le bas-relief dut être exécuté, vers 1500, pour un supérieur cistercien. Une statue de Vierge 41 ' se rattache encore plus étroitement à la tendance de Veit "Weigel, T. O. — Z e s t e r m a n n, A. : op. cit. pp. 142—143, n° 82. 42 H il m p f n e r, P. T.: Ikonographia S. Bernardi Abbatis Claravallensis. I. Augsburg — Köln—Wien, 1927. fig. 23. "•^Schnell, H. — K e y s s e 1 i t z, B. : Bayerische Frömmigkeit. München —-Zürich, 1965. pl. 157. 44 Le même sujet en groupe de statues : Graz, Spital (Quarré, P. : Saint Bernard et l'art des Cisterciens. La Revue des Arts. III. 1953. p. 253). Ce groupe d'une atmosphère recueillie est, cependant, composé pour être vu de face et non de profil. Une composition plus libre carac­térise aussi le groupe de statues de grandes dimensions de l'église des religieuses cisterciennes d'Oberschönenfelden, qui est considérée comme l'oeuvre d'un maître bavarois ou souabe, exécutée entre 1500 et 1510 (Hans Holbein der ältere und die Kunst der Spätgotik. Ausstellung. Augsburg, 1965. p. 191, n° 265). 43 L u t z e, F.: Veit Stoss. München, 1952. fig. 6 (les bas-reliefs de l'autel de Cracovie: L'arrestation du Christ et la Crucifixion) ; fig. 24 (monument funéraire de Callimachus) ; fig. 30—31 (Nuremberg, église Sebaldus, La cène et Jésus sur le Mont des Oliviers, 1499); fig. 21 (monument funéraire de Casimir IV). 46 N° d'inv. du dépôt: 4005. Tilleul. 116 cm. Il provient de la collection de Bernard Back de Szeged. — Bibliographie: Meiler, S.: Közép- és újabbkori szobrászati gyűjtemény (Collec­tion de sculptures du moyen âge et de l'époque moderne). Budapest, 1921. n° 143 (de l'Allemagne du Sud, début du XVI e siècle) ; Museum der Bildenden Künste (Führer). Budapest, 1965. p. 72.

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