Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 29. (Budapest,1966)

SZABÓ, NICOLAS: Quelques monuments de la glyptique crétois-mycénienne

QUELQUES MONUMENTS DE LA GLYPTIQUE CRETOIS-MYCÉNIENNE Le corpus des cachets crétois et mycéniens, rédigé par F. Matz et H. Biesantz, sert de travaux préliminaires à une synthèse historique plus ample. Néanmoins, pour arriver à une conclusion définitive, il ne suffit pas de publier les fonds des musées les plus importants, mais il est nécessaire de classer aussi les objets des collections plus modestes. C'est ce raisonnement qui nous invite à publier les quatre pierres conservées au Musée des Beaux-Arts de Budapest. 1 1. Gemme discoïde, percée (fig. 1). L'une des faces est ornée d'un motif géométri­que, dans le centre duquel on voit une «étoile de David». Les lignes cernant les branches dépassent les pointes et arrivent jusqu'au bord de la gemme. L'hexagone, à l'intérieur, est rempli d'une rosace tracée de huit lignes, quatre des champs, formés entre les branches de l'étoile et limités par des lignes parallèles, sont recouverts de hachures obliques, et les deux autres sont occupés par une croix couchée. Les triangles se trouvant en face des pointes sont vides, à l'exception d'un seul, qui est également hachuré. Le dessin du motif est asymétrique. Intacte. 2 A partir de l'époque prépalatiale les motifs géométriques se rencontrent fréquem­ment sur les gemmes Cretoises. 3 C'est parmi les empreintes de sceaux de la période du Minoen Moyen II, livrées par les fouilles de Phaistos, que se trouvent les analogies les plus proches du motif remontant à «l'étoile de David». 1 Bien que l'incision «linéaire» de la pierre de Budapest diffère des autres, ni la gravure, ni la forme discoïde ne s'oppo­sent à sa datation de l'époque des anciens palais." 1 1 Les quatre gemmes proviennent de la collection rassemblée en Grèce du professeur Rhousso­poulos Rhoussos qui c'est établi en Hongrie au début de ce siècle. Parmi les notes de l'ancien propriétaire, relatives à certaines gemmes, on rencontre aussi des noms de lieu. Malheureusement on ignore si les noms indiquent le site ou bien l'endroit où la pierre fut acquise. Je remercie vivement M. Csaba Ravasz, conservateur de la collection minéralogique de Musée des Sciences de la Nature de Budapest, qui a effectué l'épreuve des matériaux. 2 N° d'inv. 53.102. Jaspe rouge-brun à strates blanches. Diam. : 1,53 cm, ép.: 0,66 cm. De Crète, 1880. 3 Sur les motifs géométriques v. par exemple : Xenaki — Sakellariou, A. : Les cachets minoens de la Collection Giamalakis (Ét. Crét. X.) Paris, 1958. Pl. XV, XXI et XXIII. 4 L e v i, D. : Ann. di Atene 35/6 (1957-8) p. 88 et p. 77— pour la datation des empreintes v. ibid. pp. 136 et suiv. — Les empreintes s'accordent aux motifs de la céramique contemporaine. V. : Schachermeyr, F. : Die minoische Kultur des alten Kreta. Stuttgart, 1964. p. 186. — Sur le motif v. en plus: Sakellariou, A. : Die minoischen und mykenischen Siegel des National­museums in Athen. (C. M. S. I) Berlin, 1964. n° 433, p. 458. 5 Sur la gravure v. : Xenaki — Sakellariou, A. : Coll. Giam. op. cit. pl. XXI. — La forme discoïde et la forme lenticulaire imparfaite se rencontrent à l'époque des anciens palais. Cf. : K e n n a, V. E. G. : Creton Seals. Oxford, 1960. p. 37> note 8; Xenaki — Sakel­lariou, A. : Coll. Giam. po. cit. p. XV ; C h a p o u t h i e r, F. : B. C. H. 70 (1946) pp. 79 et suiv. — Sur l'emploi des cachets : Levi, D. : op. cit. pp. 44 et suiv. — Nous suiverons la chrono­logie absolue établie par S. M a r i n a t o s. (Kreta und das mykenische Hellas. München, 1959. p. 64.)

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