Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 28. (Budapest,1966)

GARAS, CLAIRE: Giorgione et giorgionisme au XVIIe siecle. III.

«Domeriicus de Medicis E. XXV». 17 Antonio A Coregio, Antonio Bernieri, était un peintre né à Correggio (1516—1564) qui fit ses études chez le Corrège, puis chez Titien à Venise, où il travailla jusqu'à la fin de sa vie comme enlumineur et portraitiste. 18 C'est d'après un tableau vénitien qu'il dut peindre le portrait de Pavie dans lequel il ne s'effor­çait que de reproduire sommairement la personne portraiturée en élaguant l'arrière plan avec la statue dans la niche et l'architecture. Finalement, nous devons nous occuper de quelques versions de Londres, qui aujourd'hui sont déjà introuvables ; ce sont justement aux descriptions de celles-ci, parues au siècle passé, que remontent les attributions erronées et les malentendus. En 1857, Waagen, l'illustre spécialiste allemand, décrit une version du Portrait d'homme de Leningrad qu'il a vu lors de son voyage en Angleterre, à Londres, en la propriété d'Edward Cheney, en remarquant qu'on y voit inscrit dans un cercle un chien ( !) et la signature «Franc. Dominici se pinxit 1530». Il cite ensuite un autre exemplaire (sans le texte de la signature) qui se trouve également à Londres, dans la collection de William Russe!. 19 L'inscription du tableau de la collection Cheney est entrée dans la littérature d'art en tant que signature authentique, celle de l'Autoportrait de Franciscus Domi­nicus, peint en 1530, et dès ce temps-là le tableau et toutes ses versions ont figuré comme Autoportraits, ceux d'un peintre dont le prénom était Dominicus. Pourtant l'authenticité de l'inscription ou sa citation paraissent de toute façon douteuses. Déjà Crowe et Caval­caselle, les auteurs de la plus importante histoire de la peinture italienne du siècle passé, l'ont cité d'une manière différente: «Fran. Dominici S. E. A. XXV.». 20 Cette différence, ainsi que le fait que sur tous les exemplaires subsistant on voit une signature identique, mais différant de celle du tableau de Cheney, indiquent que les auteurs du XIX e siècle n'ayant vu que vaguement l'inscription du médaillon et aussi la figure animale qui s'y trouve, ils ont reconstitué l'expression «se pinxit» absolument inhabituelle des dernières lettres du nom Dominicus et les premières lettres de l'âge qui y figurait. Aussi le texte cité par Waagen n'aurait-il pas eu suffisamment de place dans le petit cercle. Il est vrai, on pourrait aussi s'imaginer que sur l'ennième version dont on ignore la date, ait figuré, par suite des repeints ou de l'erreur des copistes, une signature qui différait des autres. Or, étant donné que les exemplaires de Cheney et de Russel ont disparu à la fin du siècle passé, ceci ne peut, aujourd'hui, plus être éclairci. Sur la version qui, en 1920, apparut à Londres, à la vente de la collection de Lord Taunton, bien qu'elle puisse être l'un de ces exemplaires, c'est encore l'inscription «MDXII Dominicus F. A. XXIX» (?), qui figure. 21 II reste de toute façon acquis que sur chacun des exemplaires connus et enregistrés depuis le XVII e siècle, le texte de l'inscription est univoquement «MDXII DOMINI­17 Pavie, Museo Civico, 110X85 cm, la date correcte est 1547 et non 1587. 18 Tiraboschi, G.: Notizie de pittori, scultori, incisori ed architetti di Modena. Modena, 1786. p. 115; Pungileoni: Memorie istoriche di Antonio Allegri, detto il Correggio. Parma, 1847. II. p. 271. Atti e memorie délia R. Deputazione di Storia Patria per le Provincie dell'Emilia. 1881. VI. pp. 80, 111. 19 W a a g e n, G. F.: Galleries and Cabinets of Art in Great Britain. London, 1857. IV. pp. 175, 186 ; Waagen, G. F. : Die Gemäldesammlung in der Kais. Ermitage in St. Petersburg. St. Petersburg, 1870. p. 60. 20 C r o w e, J. A. —C a v a 1 c a s e 11 e, G. B. : Geschichte der italienischen Malerei. Leipzig, 1876. VI. p. 294. Ils citent aussi l'exemplaire de William Russel avec l'inscription «MDXII DOMINICUS FA XXV» et la copie de Pavie. Le tableau de Russel fut vendu en 1884 à Londres. V. R e d f o r d, G.: Art Sales. London, 1888. I. p. 390. 21 A Londres, chez Sotheby, lep—6 Juillet. V. The Burlington Magazine XXXVII, 1920. p. 57. La collection provenait du legs de Henry Labouchère (1798—1869), mais antérieurement on ne le mentionnait pas dans la collection Labouchère à Stoke (W a a g e n, G. F. : op. cit. II. p. 104). C'est l'un des exemplaires de Londres que G. Fiocco dut voir plus tard à Paris. V. Rivista dell'Istituto d'Archeologia e Storia dell'Arte VII, 1929. p. 122.

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