Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 26. (Budapest,1965)

IN MEMORIAM - P., A.: Georges Kákay Szabó (1903- 1964)

TN MEMÓRIÁM GEORGES KÁKA Y SZABÓ (1903—1964) Georges Kákay Szabó, le restaurateur en chef du Musée des Beaux-Arts, dé­céda le 26 janvier 1964 après une longue maladie. Le Musée a perdu en lui un colla­borateur de grands mérites, qui a conservé et restauré nombreuses oeuvres d'art d'une réputation mondiale avec d'excellentes connaissances techniques, un goût exquis et une conscience exemplaire, et à qui l'activité fructueuse, consacrée pen­dant trente ans au Musée, assurait non seulement dans sa patrie, mais aussi à l'é­tranger une grande autorité. Georges Kákay Szabó nacquit le 31 janvier 1903 dans la commune ïenke du comitat de Bihar. Il manifesta de bonne heure son penchant pour les arts plasti­ques. Il fut l'élève de François Helbing à l'École des Arts Décoratifs, puis d'Oscar Glatz à l'École des Beaux Arts de Budapest. 11 passa six mois à Paris à étudier les peintures du Musée du Louvre, puis acquit à Vienne ses premières notions de la restauration de tableaux. En 1929 il obtint une bourse qui lui permit de travailler à l'Institut Hongrois de Rome. L'attention s'étant de plus en plus portée sur sa personne, c'est lui qui fut désigné pour succéder au restaurateur du Musée, Joseph Constantin Beer, qui après une longue activité prit sa retraite. C'est dans cette intention que l'année suivante il fut envoyé comme aide restaurateur à la Galerie Brera de Milan auprès de Mauro Pelliccioli, le plus grand expert à l'échelle mondiale dans ce domaine. Après une année d'études passée à Milan, il se rendit à Berlin où il travailla dans l'atelier de restauration du Musée Kaiser Friedrich auprès de Hel­muth Ruhemann où il se perfectionna dans les procédés les plus modernes et devint le spécialiste reconnu des examens radiographiques des tableaux anciens. C'est l'appui résolu d'Alexis Petrovics, Directeur du Musée des Beaux-Arts qui lui fraya le chemin pour arriver à la dernière étape de ses études, à l'atelier de restau­ration du Kunsthistorisches Museum de Vienne. En 1933 il fut affecté au Musée des Beaux-Arts de Budapest, et là, où tra­vaillent actuellement huit restaurateurs de tableaux, il accomplit pendant de longues années lui seul les tâches de la conservation des tableaux des divers départements. Après la libération les travaux qui lui succombaient se sont fort multipliés. Il fallait restaurer les tableaux du Musée emportés pendant la guerre à l'Occident et rentrés dans un état plus ou moins éprouvé. S'appuyant sur des collaborateurs qui ont déjà fait leurs épreuves, il sauva de la perte des créations de grande importance, des tré­sors nationaux, tels le «Saint Jacques» de Giovanni Battista Tiepolo et «l'Impôt de César» de Bernardo Strozzi. Ces travaux, ainsi que de tâches analogues ont néces­sairement imposé la suppression du «ton de galerie» auparavant très respecté, et dans des cas motivés et pas risqués, l'élimination des couches de vernis jaunies et abi­mées, altérant l'effet du coloris original. Dans ces opérations souvent fort délicates, Georges Kákay Szabó s'avéra un expert le plus digne de confiance. Ses expériences,

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