Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 23. (Budapest 1963)

GARAS, CLAIRE: Quelques oeuvres inconnues de Gaspare Diziani a Budapest

QUELQUES OEUVRES INCONNUES DE GASPARE DIZIANI À BUDAPEST Dans les dernières dizaines d'années l'intérêt porté au Settecento vénitien et la recherche de cette époque se sont particulièrement ranimés : grâce aux expositions organisées l'une après l'autre, aux résultats publiés et aux ouvrages de synthèse parus, la peinture vénitienne du XVIII e siècle est devenue l'un des sujets préférés et les plus étudiés de l'histoire de l'art. Or, malgré que nos connaissances sur cette pé­riode se soient grandement amplifiées et que nous puissions considérer les problèmes de l'évolution du style et des corrélations pour l'essentiel résolus, nous sommes encore loin d'être venus à bout de l'analyse de l'oeuvre de certains maîtres. Les tâches et les problèmes qui attendent à être résolus sont encore abondants. Après les études d'un caractère analogue que nous avons faites dans ce domaine, 1 nous nous proposons d'analyser cette fois l'oeuvre de Gaspare Diziani, peintre vénitien du XVIII e siècle et cela en premier lieu en rapport avec ses tableaux peu connus ou ignorés, conservés au Musée des Beaux-Arts et dans les collections privées de Budapest. Le peintre, né en 1(389 à Belluno, fit ses études, selon le témoignage des sources, d'abord dans sa ville natale, chez le maître insignifiant Antonio Lazzarini, puis dès sa vingtième année à Venise, dans l'atelier de Giorgio Lazzarini, et finalement chez son célèbre compatriote Sebastiano Ricci. A partir de 1717 il séjourna pendant quel­ques années dans la cour d'Auguste le Fort, électeur de Saxe. Bien que tous ses biographes contemporains parlent de cette période de sa carrière, nulle trace ne subsiste de son activité artistique en Saxe. 2 Une partie des travaux qu'il fit à Dresde dût être d'un caractère décoratif, se rattachant en partie au théâtre de cette ville : et rentré de Dresde, il exécuta á Rome pour le cardinal Ottoboni des travaux de décoration (un «magnifico apparato») dans l'église S. Lorenzo in DamaSQ. 3 En 1720 il fut déjà membre de la corporation des peintres vénitiens, il vécut à peu près de ce temps-là jusqu'à sa mort, survenue en 1707, sans interruption à Venise, et travailla dans la ville, dans ses environs et sur la « terra ferma ». Il peignit des ta­1 G aras, C. : Le plafond de la Banque Royale de Giovanni Antonio Pellegrini. Bulletin du Musée Hongrois des Beaux-Arts 21, 19(52. p. 75 ; G a ras, K. : Ein unbe­kanntes Hauptwerk Sebastiano Riceis. Pantheon XX, 19(52. p. 235. 2 Canal, Y. Da: Vita di Gregorio Lazzarini (1732). Ed. V. Moschini. Venezia, 1809 ; L o ng h i, A. : Compendio délie vite dei pittori veneziani. Venezia, 17(52 ; Zibal­don di memorie storiehe appartenenti a professori délie belle arti del disegno 1738. Ms. 79(5, Biblioteea del Seminario Patriarcale di Venezia. C o 1 e t t i, L. : Res­tauri e scoperti. Nuovi affreschi cli Gaspare Diziani. Bol lett ino (l'A rte XXVI 11. 1935. p. 539. C'est pendant son séjour à Dresde que Diziani dût exécuter les quatre dessus de porte, datés de 1717, figurant les «Quatre pari ies du monde», qui ornaient l'une des salles de la­Résidence de Munich, et qui ont été détruits. (D o n z e 1 Ili, C. : 1 pittori veneti del sette­cento. Firenze, 1957. p. 83.) :i Zibaldone ... p. 539. 7Í)

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