Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 23. (Budapest 1963)

CZOBOR, AGNES: Recherches faites dans le fonds hollandais et flamand de la Galerie des Maîtres Anciens

Knijff figurant des édifiées au bord de l'eau, sur lesquels les bâtiments se reflétant dans l'eau se rangent d' habitude dans le plan central dans une ligne légèrement diagonale, et dans l'arrière plan la vue s'ouvre sur un fleuve fuyant dans le lointain. C'est la même composition que présente un tableau de l'artiste daté de 1645 et rejirésentant également une ville au bord d'une rivière, ls qui sert d'analogie excellente à notre tableau (fig. 45). Les édifices se reflètent là aussi dans l'eau et la facture du tableau est également caractérisée par la même peinture tantôt lourde, tantôt vaporeuse, dont nous avons parlé en rapport avec le tableau ci-devant mentionné. Le beau tableau de Jan Asselyn, intitulé « Paysage italien avec le choeur et le clocher de l'église SS. Giovanni e Paolo de Rome » (fig. 48) 19 faisait partie du fonds de la Galerie Esterházy et figurait déjà dans l'inventaire de 1812 de la collection de Vienne comme l'oeuvre de Jan Asselyn. La paternité d'Asselyn n'a. depuis, jamais encore été mise en doute par aucun spécialiste, et ce n'est pas la contestabilité de son auteur qui nous fournit le motif de dire quelques mots du tableau, mais le fait que le peintre a représenté le choeur et le clocher de la même église placée éga­lement sur le bord du Libre, sur un autre tableau signé et daté de 1647 (le tableau de Budapest n'est pas signé). La toile est conservée au Staatliches Museum de Schwe­rin (fig. 47). 20 Sur ce tableau de Schwerin, plus grand et malheureusement en assez mauvais état de conservation, le premier-plan de gauche est lui aussi réservé à l'eau, à droite on voit une barque amarrée devant laquelle se tiennent nombreux person­nages : l'église se trouve plus à l'arrière, dans le plan central de gauche, et ses propor­tions sont plus allongées (pie sur le tableau de Budapest, Le paysage fantaisiste, c'est à dire combiné avec les bords du Tibre et les collines, occupe sur le tableau de Schwerin, une partie plus grande du champ pictural que sur le nôtre. La combinaison de détails de paysage et d'édifices, réels et fantaisistes, donc topographiquement non-existants, est souvent présente dans les oeuvres des paysa­gistes néerlandais, dits « italianisants ». Il est cependant surprenant de voir cette fidélité à la nature jusqu'aux moindres détails, demandant un dessin préparatoire fait sur place, avec laquelle les peintres ont représenté les divers édifices ou ensem­bles de ruines, tout en mélangeant, même dans les édifices, les éléments réels et Ima­ginatifs. Sur tous deux tableaux mentionnés Asselyn a peint dans la même manière réaliste l'église SS. Giovanni e Paolo avec les maisons qui l'entourent et derrière lesquelles s'élève le clocher, de même que la route serpentant sous des arcs et les ruines antiques. Mais il a préparé aussi un dessin précis correspondant à la topogra­phie réelle du chevet de l'église et de son entourage, dessin qui est conservé à 1'Alber­tina de Vienne (fig. 46). 21 Le fin dessin à la pierre noire lavé de bistre représente avec une minutie allant jusqu'au moindres détails et malgré cela avec un pittoresque exquis, la basilique paléochrétienne dans son état au XVII e siècle et son entourage, Le fait que le dessin a été exécuté pour être une prise de vue topographique, donc un dessin préparatoire en vue d'un tableau, et non comme une oeuvre graphique indépendante, se trouve attesté par l'absence des personnages, il n'y a qu'au bout de la route qu'on voit trois petites figures marquées par quelques taches claires. 18 Vendu avec la collection A. Schloss à Paris, le 5 Dec. 1951. à la vente de la Galerie Charpentier, n° 31. — Panneau. 42x61 cm. 19 N° d'inv. 239. Toile, 67x80 cm. 20 Catalogue de 1951, n» 13, n° d'inv. 2219. Toile, 76x 103 cm. ­1 N» d'inv. 9110.

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