Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 23. (Budapest 1963)

VÉGH, JEAN: Sur les relations viennoises du peintre de retable de Hervartó

30. Maître de St. Félix et St. Acace : Saint Pierre. Asehaffèiiburg, Musée Félix és Aehatius Mestere : Szent Péter. Aschaffenburg, Múzeum des maîtres autrichiens énumérés. On re­trouve par contre la même acuité, la même conception raide et angulaire dans la pein­ture des centres franconiens, en premier lieu de Nuremberg et de Wurtzbourg, tel par exemple dans le tableau du «Maître de St. Félix et St. Acace» de Wurtzbourg, représentant Saint Pierre (fig. 30). ,J Ce maître transforme même l'axe horizontal des yeux en lignes obliques parallèles de la même façon qu'on le voit sur le visage de Saint Pierre de Hervartó. Aussi la re­présentation raide des mains et des pieds, aux articulations angulaires, est-elle ana­logue. Parmi les peintres de Nuremberg c'est sur un tableau de «Wolgemuts Alt­geselle» que l'on observe de tels éléments de formes. Les figures visibles sur le volet d'un retable de l'église d'Osternohe, en premier lieu les yeux et le nez de l'évêque Saint Erasme, correspondent à ce même «type de Hervartó ». 10 Les tableaux hon­grois concordent avec ceux de Franconie plus haut cités aussi en le fait qu'ils présentent les sourcils très arqués expri­mant quasiment la surprise et l'étonnc­ment. C'est un trait qui ne caractérise pas les tableaux autrichiens ou bien seulement dans une mesure très restreinte. En résumé, on arrive à la conclusion (pie les figures d'apôtres des deux volets du retable latéral de Hervartó furent peints par un maître qui précédemment, au cours de ses années d'apprentissage ou de vagabondage, avait séjourné pendant un temps assez long à Vienne, où il a travaillé dans l'atelier d'un disciple de Schottenmeis­ter. Outre les influences spécifiquement viennoises qu'il a subies, celles de la Franconie sont aussi dignes d'attention. Les éléments venant de ce pays étaient très importants dans la peinture viennoise des années 1470. ainsi leur présence dans l'évolution du style de notre maître — évolution semblable à celle des peintres locaux — est facile à comprendre. Selon ceci, nous disposons d'une date limite assez précise permettant de dater notre panneau : les tableaux énumérés à titre 9 Stange, A. : Deutsche Malerei der Gotik IX. Franken, Böhmen, Thüringen­Sachsen in der Zeit von 1400 bis 1500. München—Berlin, 1958. p. 113, fig. 232. 10 Stange, A. : op. cit. p. ül, fig. 117.

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