Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 23. (Budapest 1963)

KUTAL, ALBERT: La «belle Madone» de Budapest

24. La Vierge à l'Enfant, partie dorsale. Varsovie, Musée National Madonna, hátoldal. Varsó, Nemzeti Múzeum Si nous examinons le rapport entre la Madone de Budapest et cet ensemble, ainsi que la place qu'elle y occupe, il ressort à premier coup d'oeil qu'elle s'approche fortement surtout du groupe de Torun. La tenue de la Vierge, le contraposte inorga­nique, la disposition de la draperie et l'arrangement des plis, la forme de la couronne solide et pesante, corres­pondent jusque clans les détails aux statues du groupe de Torun, qui d'après la chronologie que nous avons proposée plus haut, ont été créés avant la Madone de Wroclaw. Cette concordance n'est rompue que par l'Enfant et la manière dont le tient la Vierge (fig. 21—22). Ce rapport mentionné peut être encore plus précisé. Tout d'abord le contour de la statue de Budapest ne va pas en se rétrécissant sous la ceinture, En second lieu, le voile de la Vierge est assez court et serré à l'arrière par le col du manteau. Finalement la partie supérieure des plis en forme de tuyau crée au côté droit un ourlet, qui pas­sant par le grand pli central en re­trait, donne naissance à une forme méandrique et va continuer vers l'Enfant. Peut­être faut-il noter encore que le contour recule un peu en arrière sous la draperie en forme de tuyau. Isolés, ces traits manquent peut-être d'importance, mais ensemble ils ont une valeur indiscutable. Ils sont caractéristiques, à savoir, des Madones de Torun, de Bonn, de Sternberk, mais ils n'existent pas sur les statues de Düsseldorf et de Zurich. Si la chronologie que nous avons proposée répond à la réalité, elle est d'une importance décisive pour la situation de la Madone de Budapest. Ses voisins les plus proches ne sont donc pas les oeuvres les plus anciennes du même groupe, mais les statues de la période intermédiaire. S'il en est ainsi, la Madone de Budapest ne peut être ni le point de départ du groupe de Torun ni la création la plus ancienne de son maître. Mais, peut-être, pouvons-nous encore préciser la place de la Madone de Buda­pest. Notons que l'ourlet cité avec sa forme méandrique monte obliquement et que les plis tendus sur l'avant-bras de la Vierge sont dirigés vers le centre de la statue (fig. 23, 25). C'est un détail qu'on trouve, dans le groupe de Torun, exclusivement chez la Madone de Sternberk (fig. 2(5), mais c'est aussi la conséquence d'un fait plus important : l'Enfant que tient la Madone de Budapest ainsi que celle de Sternberk,

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