Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 23. (Budapest 1963)
KUTAL, ALBERT: La «belle Madone» de Budapest
13. La Vierge à l'Enfant. Sternberk, château Madonna. Stern berk, kastélv Varsovie (fig. 15,24) et dans le cloître des Franciscains à Salsbourg. Les deux dernières statues citées dénotent quelques modifications du schéma usuel qui ne sont pas privés d'une certaine importance pour l'éclaircissement du rapport existant entre les deux groupes, d'ailleurs assez apparentés quant à leur technique. 8 Les différences existant entre eux ne peuvent être expliquées par l'ordre de succession, comme on aime à le faire parfois, 9 mais seulement par un parallélisme des deux conceptions diverses. On éclaircira ce fait tout à l'heure par un essai de construction chronologique. Mais arrêtons nous d'abord au problème de la provenance des statues. La Madone d' Altenmarkt se trouvait au même endroit déjà au XIV e siècle, ce qui est valable sans doute aussi pour la Madone de Plzen. La Madone du Kunsthistorisches Museum de Vienne provient de Cesky Krumlov dans le Sud de la Bohême. La statue de Düsseldorf a été acquise à Venise où elle fut jadis sans doute importée. Celle de Zurich a v été achetée aux environs de Horazdovice dans l'Ouest de la Bohême. La Madone de Bonn appartenait à une collection privée et son origine reste inconnue. La Madone de Torun n'a pas changé de place jusqu'à la dernière guerre. Celle de Sternberk a été, paraît-il, jadis installée dans le cloître local des Augustins. La Madone conservée au Musée National de Varsovie se trouvait d'abord à Wroclaw et enfin celle de Salsbourg appartient depuis longtemps au cloître local des Franciscains. Il convient de noter encore que la Silésie appartenait dans ces temps-là, au point de vue politique et artistique, aux pays de la couronne tchèque et que l'Ordre Teutonique avait de vives relations artistiques avec la Bohême. 10 Si l'on tenait compte 8 Aussi la polychromie est-elle tout à fait conforme. La Madone a (ou elle avait) toujours un manteau blanc à l'envers bleu et un ourlet doré ainsi qu'une chevelure d'or. Une seule exception en est la Madone de Sternberk dont le manteau est rouge. Evidemment la polychromie y est postérieure, mais peut-être encore gothique. s Voir notre note n° 5. 10 Ces rapports ne furent pas interrompus même après la bataille de Grunwald qui a causé un affaiblissement sensible du pouvoir de l'ordre. Ainsi la Pietà tardive dans l'ancien Dietrichswald, Clasen, K. H.: Die mittelalterliche Bildhauerkunst etc.,