Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 22. (Budapest 1963)
FENYŐ, IVAN: Dessins italiens inconnus du XVe au XVIIIe siecle
67. Pietro Liberi : La Morl d'Adonis. Pad ou e, Palais Conti Pietro Liberi : Adonis halála. Padova, Palazzo Conti 12—13. L'art de Giulio Carpioni (1611—1674) est un phénomène très particulier dans la peinture vénitienne et vicentine du XVII e siècle. C'est Giuseppe Fiocco qui fut le premier à démontrer combien l'art graphique de Pietro Testa a influencé Carpioni et que c'est par l'entremise de Testa qu'il a connu le classicisme de Poussin. L'art de Carpioni, qui fut aussi un aquafortiste très original, (ses «grotesques» servaient d'exemple même aux « Capricci » de G. B. Tiepolo), n'était pas représenté dans la collection de Budapest. L'identification des deux dessins de ce maître des dessins de 1' Ambrosiana avec ceux de Bassetti, tient la feuille de Milan plutôt pour une oeuvre de Saraceni. Pour appuyer son attribution il se réfère à quelques tableaux de Saraceni, tels le « Saint Roch » de la Galerie Doria et 1'« Extase de Saint François » dans l'église II Redentore de Venise. V. Z a m p e 11 i, P. — M a r i a c h e r, G. — Pilo, G. M. : La Pittura del Seicento a Venezia. Catalogo délia Mostra. Venezia, 1959. fig. 25 et 28. — Dans l'art de Saracenti et de Bassetti il y a des points de contact artistique très marqués. Bassetti a travaillé avec Saraceni aux fresques, entre-temps détruites, de l'église Sta Maria dell'Anima de Rome. Selon la constatation de Longhi, Bassetti avait travaillé aux côtés de Saraceni aussi dans la chapelle Paolina du Quirinal. Toutefois, dans le dessin de Milan on discerne si nettement toutes les particularités individuelles — on pourrait bien dire, affectations — propres aux dessins de Bassetti, aussi est-il si éloigné du style des tableaux cités de Saraceni, que nous sommes forcés de voir dans la feuille de Milan l'oeuvre de cet artiste.